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  • Pierre-Antoine Gourraud Données personnelles de Santé jeudi 19 janvier 2023 19h00 salle du Sénéchal

    « Données personnelles de Santé : du risque de prise en otage informatique à la mise en circulation des données pour la médecine de précision » Pierre-Antoine Gourraud Professeur des Universités & Praticien-Hospitalier of the School of Medicine of the Nantes University in France, formerly at UCSF Jeudi 19 Janvier 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse Les données de santé sont parmi les données personnelles les plus sensibles. Nos moyens techniques modernes démultiplient les possibilités d’échanges pour le soin et pour tout autre application qui nous permettent peut-être d’imaginer le futur de la médecine. Parallèlement, le déploiement des entrepôts de données de santé et celui de la plateforme française des données de santé, le « Health Data Hub » pose des questions inédites, notamment des questions de souveraineté opérationnelle et technologique. La possible création d’un espace européen des données de santé en posera d’autres. Ces données personnelles de santé sont souvent maladroitement assimilées à des biens matériels et leur valeur à celle de transactions de nature commerciale. Pourtant, les données de santé sont a minima le fruit d’une coproduction entre patients, soignants et "data scientists", il nous faut sans doute nous inspirer des objets culturels, en musique ou cinéma, pour mieux penser la création de valeur dans les données.

  • Franck Cochoy Les multiples facettes et les éclairages originaux dans l'œuvre de Bruno Latour

    Franck Cochoy, Professeur de sociologie,  Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires, Centre d’Études des Rationalités et des Savoirs (UMR 5193) de l’Université Toulouse II Vendredi 3 février 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17, rue de Rémusat 31000 -  Toulouse La disparition en octobre dernier de Bruno Latour, sociologue, anthropologue, théologien et philosophe des sciences, est l'occasion de souligner et de mettre en lumière son œuvre traversée d'apports fondamentaux. La conférence se propose de souligner la triple contribution de Bruno Latour : il a élargi la notion de société en prenant en compte les non-humains ; il a montré comment la morale pouvait se loger dans la technique ; il a renouvelé autour des questions environnementales l'appréhension du politiques.

  • Alexandra Soulier mardi 16 mai 2023 19h00

    L’acceptabilité des restrictions liées à la lutte contre la covid-19 Premiers résultats d’une étude dans un quartier populaire de Toulouse Alexandra Soulier Philosophe Chargée de recherche CNRS Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite

  • Alexandra Soulier L’acceptabilité des restrictions liées à la lutte contre la covid-19 16 mai 2023 19h00

    Conférence AssoSciences 16 mai 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite L’acceptabilité des restrictions liées à la lutte contre la covid-19 Premiers résultats d’une étude dans un quartier populaire de Toulouse Alexandra Soulier Philosophe Chargée de recherche CNRS Alexandra Soulier est chargée de recherches à l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (Université Panthéon-Sorbonne et CNRS). Ses recherches s’inscrivent dans le champ de la philosophie de la médecine et portent principalement sur la santé publique. Elles se situent à l’articulation de la philosophie sociale et de la philosophie des sciences. Elle s’intéresse en particulier aux inégalités environnementales et sociales de santé  et au rôle des sciences humaines et sociales dans les paradigmes actuels qui s’efforcent de penser la santé à l’interface entre celle des animaux, des hommes et de leur environnement .  Elle exerce actuellement une mission à l’Institut de Recherche en Santé Publique pour l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS. Sa conférence portera sur un aspect de la récente pandémie qui nous a tous interrogés, au travers de résultats récents dans le cadre d’une recherche menée dans un quartier de Toulouse dont elle propose le résumé suivant. Le gouvernement d’exception (Champeil-Desplats, 2020 ; Fassin et al., 2020), qui débute   avec l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire et de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 pour répondre à l’épidémie de Covid-19, a autorisé la mise en place de mesures exceptionnelles sur l’ensemble du territoire français. En raison du primat accordé aux enjeux sanitaires, des limitations sans précédent ont ainsi restreint l’exercice des droits et des libertés (Leterre, 2021) et ont donné lieu à une activité accrue des forces de l’ordre pendant la crise sanitaire, notamment dans les quartiers populaires, devenus l’archétype de l’espace « à policer » (Bony, Froment-Meurice et Lecoquierre, 2021). En raison de leur rupture radicale avec le cours quotidien de la vie et leur force contraignante, ces mesures restrictives questionnent l’adhésion des personnes. Les mesures sanitaires présentées par le gouvernement comme des mesures « universelles », se sont concrétisées dans des situations spécifiques, en fonction des conditions de vie des personnes. En enquêtant à l’échelle d’un « territoire » urbain, nous avons cherché à étudier au plus près la manière dont des politiques sanitaires nationales ont rencontré des dynamiques locales préexistantes ou des initiatives visant à améliorer la couverture vaccinale de certaines catégories de population (Demailly, 2014; Gross, 2020). Cette conférence reviendra sur les premiers résultats d’une recherche basée sur une méthodologie qualitative, de type monographique, menée dans un quartier populaire de la ville de Toulouse. Cette approche monographique suppose l’étude minutieuse des pratiques de différents acteurs et de leurs interactions, en les situant dans un espace et un temps spécifiques. Cette enquête, commencée en octobre 2022, s’appuie sur des entretiens semi-directifs menés auprès des habitant.e.s et des acteurs « de proximité » de ce quartier classé « quartier prioritaire de la Politique de la Ville ». Ce travail a été réalisé en collaboration avec Laurence Boulaghaf et Alfonsina Faya-Robles.

  • Agnès Sommet La Place du médicament dans notre société 15 mars 2023 19h00 Salle du Sénéchal

    Agnès Sommet Professeure de Pharmacologie à la faculté de Médecine, chef du service de Pharmacologie Médicale et Clinique du CHU de Toulouse. Membre de l’équipe SPHERE (Santé périnatale, pédiatrique et des adolescents : approche épidémiologique et évaluative) dans l’axe « Médicaments, grossesse et allaitement », CERPOP, UMR 1295 Nous sommes (presque) tous concernés, à un moment ou un autre de notre vie, par le médicament. Il a une place importante dans la médecine conventionnelle moderne, du fait de ses actions thérapeutiques attendues. Cette importance justifie de se demander ce qui fait qu’une substance peut devenir médicament. L’identification du mécanisme d’action d’une substance dans l’organisme peut permettre d’en comprendre les effets sur une fonction physiologique ou un organe. Est-ce suffisant pour être efficace ? Comment évaluer cette efficacité ? Si on identifie une substance qui produit des effets sur l’organisme, certains effets pourront être bénéfiques dans certaines situations ou pathologies, d’autres au contraire indésirables. Les effets indésirables des médicaments s’évaluent-ils de la même façon que leur efficacité ? Ces questions portant sur la mise sur le marché et l’évaluation des médicaments seront traitées à l’aide d’exemples au cours de cette présentation, qui montrera que le médicament n’est pas uniquement un produit de santé, mais aussi un objet industriel et un support de représentations.

  • Olivier Neyrolles jeudi 14 décembre 2023 19h00 Salle du Sénéchal

    Mieux vaut prévenir que guérir : les bénéfices des vaccins, de la variolisation aux vaccins à ARN Olivier Neyrolles directeur de recherche au CNRS directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale à Toulouse (UMR5089 |CNRS - UT3) médaille d’argent du CNRS en 2021 « Il est temps de refermer le livre des maladies infectieuses et de déclarer la guerre aux pestes gagnée » Cette proclamation qu’aurait faite l’administrateur général de la santé publique des États-Unis, William Stewart, à la fin des années 1960 n’a jamais été authentifiée. Cependant la croyance selon laquelle les maladies infectieuses avaient été vaincues était largement répandue dans les années 1960 et 1970, croyance due en particulier au succès de la vaccination, contre la variole en premier lieu, et contre bien d’autres maladies. La pandémie de SIDA au début des années 1980 a fait s’effondrer cette certitude, et les maladies infectieuses sont encore bien présentes aujourd’hui, comme en témoignent les pandémies de grippe ou de COVID-19, pour n’en citer que des plus récentes. Même des maladies anciennes, comme la tuberculose, font encore des ravages, avec plusieurs millions de décès chaque année dans le monde. Dans ce contexte, la recherche pour le développement de vaccins nouveaux, ou plus efficaces que les vaccins actuels, est un enjeu majeur de santé publique mondiale. Dans cette conférence, nous dresserons un portrait de l’histoire des vaccins et de l’impact extraordinaire qu’ils ont eu sur le contrôle des maladies infectieuses. Nous détaillerons les bases biologiques du développement des vaccins. Enfin, nous discuterons des enjeux, tant scientifiques que culturels et sociétaux, de la recherche contemporaine sur les vaccins. Conférence AssoSciences 14 décembre 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse

  • Aurore Avarguès-Weber L'intelligence des abeilles : révolution et perspective jeudi 13 avril 19h00

    « L'intelligence des abeilles : révolution et perspectives » Docteur Aurore Avarguès-Weber chercheuse en neurosciences cognitives et éthologue au Centre de recherche sur la cognition animale de Toulouse, étudie l’intelligence des abeilles et montre qu’elles peuvent « compter jusqu’à cinq ». Docteur Aurore Avarguès-Weber Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CNRS, Université Toulouse 3) 118 Route de Narbonne 31062 Toulouse Cedex 9 Université Toulouse-III-Paul-Sabatier ‎ (doctorat) (jusqu'en 2010) Queen Mary University of London École normale supérieure Paris-Saclay Neurobiologiste Éthologue conférence jeudi 13 avril 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusa t31000 Toulouse Entrée gratuite Les abeilles sont des animaux fascinants. Elles sont connues pour leur intelligence collective : communication symbolique, organisation du travail, construction optimale… mais difficile d’imaginer que chaque ouvrière de la ruche soit elle-même douée d’une forme élaborée d’intelligence, et ce, malgré un cerveau minuscule et une durée de vie de quelques semaines uniquement. Or, les abeilles s'avèrent bel et bien capables non seulement d’apprendre mais aussi de compter, de classer des objets, de reconnaître des visages humains, de juger de leurs propres capacités de réussite face à un exercice difficile ou encore d’éprouver une certaine forme d’émotion, entre autres exemples de découvertes récentes. Ces preuves de capacités de raisonnement remettent en cause le dogme du caractère inné et réflexe des comportements des insectes ainsi que le lien direct entre intelligence et taille du cerveau. Lors de cette conférence, je vous présenterais quelques-unes des capacités étonnantes de ces insectes pollinisateurs, tout en décrivant les méthodes d'études permettant d'entrouvrir le voile sur l'intelligence des abeilles et discuterai de l'impact scientifique, philosophique et écologique de ces découvertes. Aurore Avarguès-Weber, née en 1983 à Givry en Saône-et-Loire, est une chercheuse en neurosciences cognitives et éthologue française qui étudie le comportement des abeilles au Centre de recherche sur la cognition animale de Toulouse. Elle est lauréate du prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science, ainsi que de la médaille de bronze du CNRS.​ Elle est originaire de Givry, en Saône-et-Loire, et effectue ses études secondaires à Chalon-sur-Saône.​ Elle intègre ensuite l'École normale supérieure de Cachan (Val-de-Marne). En 2010, elle soutient une thèse sur l'intelligence visuelle des abeilles sous la direction de Martin Giurfa (CRCA – Toulouse), intitulée « Cognition visuelle chez l'abeille Apis mellifera : catégorisation par extraction de configurations spatiales et de concepts relationnels ». ​Elle poursuit sa formation à la Queen Mary Universityà Londres (Royaume-Uni), où elle est boursière de la Fondation Fyssen, et à Gif-sur-Yvette sous la direction de Jean-Chrisophe Sandoz.​Aurore Avarguès-Weber est biologiste au CNRS à l'Institut des sciences du cerveau, de la cognition et du comportement de Toulouse (ISC3T). Ses travaux de neurosciences cognitives portent sur l'intelligence des insectes sociaux principalement l'Abeille domestique mais aussi les bourdons, les guêpes et les frelons. Ils se situent dans la continuité des découvertes de l'éthologue allemand Karl von Frisch du milieu du XXe siècle, précurseur de la compréhension du comportement des abeilles. Elle démontre avec ses collègues les capacités d'abstraction de ces animaux notamment la catégorisation de leur environnement (un arbre, une fleur) et les relations des éléments entre eux (plus grand, au-dessus). Elle démontre également avec une équipe australienne que les abeilles sont capables de compter jusqu'à 5, de faire des additions et des soustractions basiques et de comprendre le concept du zéro à l'instar des primates.​ En 2015, elle a reçu une bourse internationale du talent émergent, l'un des prix L'Oréal-UNESCO pour les femmes dans la science pour sa recherche sur les mécanismes cérébraux de l'intelligence visuelle des insectes sociaux. La bourse, d'un montant de 20 000 €, doit permettre l’acquisition d’un simulateur de vol pour les abeilles. Finalement, cet outil auto-construit devient un simulateur de marche où l'abeille se déplace sur une balle en polystyrène roulant sur un flux d'air dans un environnement virtuel. Il permet ainsi de mesurer les mécanismes cognitifs du cerveau de l'abeille lors de ses prises de décision.​ En 2019, elle est lauréate de la médaille de bronze du CNRS.

  • Serge Morand Biodiversité et Pandémies mardi 13 juin 2023 19h00 Sénéchal

    Après la pandémie de covid-19 : biodiversité et une seule santé Conférence AssoSciences 13 juin 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite L'émergence d'un nouveau virus et la pandémie de COVID-19 s’inscrivent dans une longue série d'évènements épidémiques. Les causes sont connues et de mieux en mieux documentées. Après avoir présenté l'état des connaissances, nous aborderons les solutions pour prévenir l'émergence et la transmission des maladies infectieuses. Les initiatives sont nombreuses tant aux échelles globales qu'aux échelles des territoires. Serge Morand est chercheur au CNRS à l’unité MIVEGEC (IRD – CNRS – Université de Montpellier), basé à la Faculté de Technologie Vétérinaire de l’Université Kasetsart et Professeur invité à la Faculté de Médecine Tropicale de l’Université Mahidol. Il a été Directeur de Recherche détaché à l’IRD de 2003 à 2007 et mis à disposition au Cirad de 2014 à 2021. Écologue évolutionniste et parasitologue de formation, il mène des recherches en social-écologie de la santé en Asie du Sud-Est sur les liens entre biodiversité, changements globaux et santé dans une approche One Health - Planetary Health. Entre 2008 et 2022, Serge Morand a organisé de nombreuses missions de terrain en Thaïlande, Cambodge, Laos, Philippines et Vietnam, acquérant une solide expertise dans le travail de terrain en collaboration avec les communautés et les administrations locales. Serge Morand est Expert pour la Thailand International Cooperation Agency - TICA et coordonne le projet « Innovative Animal Health » qui associe Vanina Guernier et Nicolas Lainé de l’IRD ainsi que Michel de Garine-Vichatitsky du CIRAD. Il est également membre du panel d’experts One Health (One Health High Level Expert Panel - OHHLEP) de la Quadripartite One Health (OMS – OMSA – FAO – PNUE).

  • Anne Cambon-Thomsen L’intégrité scientifique : comment cette dimension est (re)devenue partie intégrante de la recherche

    L’intégrité scientifique : comment cette dimension est (re)devenue partie intégrante de la recherche et de la formation à la recherche aujourd’hui Anne Cambon-Thomsen Directrice de recherche émérite CNRS, au CERPOP (Centre d'épidémiologie et de recherche en santé des populations), UMR 1295, Inserm, Université de Toulouse, Université Toulouse III - Paul Sabatier Ancienne référente à l’intégrité scientifique de l’Université Paul Sabatier. Fondatrice de la plateforme Genotoul Societal Ambassadrice de l'Alliance pour les données de la recherche (RDA, Research data alliance). Conférence AssoSciences 19 Octobre 2023 19h00 Salle du Sénéc hal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse L’éthique de la pratique scientifique est essentielle à la validité des résultats obtenus et publiés, aussi bien qu’à la confiance du public dans la science et les scientifiques. Elle est au cœur des valeurs du monde scientifique et constitue ce qu’on appelle l’intégrité de la recherche. Ce qui était implicite pendant longtemps a bougé avec les évolutions des pratiques et des technologies en recherche ainsi que des rapports avec les médias pour devenir nécessairement explicite. Les crises souvent cachées et gérées de façon assez peu transparentes ou brutalement révélées dans des médias largement diffusés affectent l’image de la recherche en général, au-delà des cas particuliers et interrogent sur la conduite des métiers de la recherche. Les fraudes ont existé de tout temps, mais la pression de la « productivité » scientifique exacerbée, les outils disponibles, notamment numérique et d’imagerie changent le contexte pratique. Au-delà des fraudes caractérisées y-a-t-il des zones grises de ces métiers, comment y faire face et comment assurer la transparence ? C’est peu à peu, depuis une quinzaine d’années, que l’intégrité scientifique est devenue un sujet enseigné, organisé et même un objet du droit, au niveau national et international. C’est cette évolution que nous explorerons à travers des exemples dans divers domaines et en se référant à des textes et outils qui permettent de vivre cette dimension au quotidien. Comme tout aspect de la recherche, elle pose question et réclame de la vigilance aussi bien aux doctorants et jeunes chercheurs qu’aux plus chevronnés.

  • France Inter // Semaine spéciale sur les origines "La Terre au carré" du 31/10 au 04/10 2022

    Le temps d’une semaine, Mathieu Vidard propose aux auditeurs dans « La terre au carré » une balade à travers le temps et l’univers en compagnie de nombreux invités. Au programme : naissance des planètes, apparition de la vie sur terre, les espèces humaines, etc. Semaine spéciale sur les origines : ■ Lundi 31 octobre Les origines de l’univers Etienne Klein, physicien et philosophe Sylvie Vauclair, astrophysicienne à l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie et professeur émérite à l'Université de Toulouse Eric Lagadec, astrophysicien à l'Observatoire de la Côte d'Azur. Président de la Société Française d'Astronomie et d'Astrophysique https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-31-octobre-2022-4409834 ■ Mardi 1er novembre Les origines de la vie Anne Nedelec, agrégée de sciences naturelles et professeure de sciences de la Terre à l’Université de Toulouse, pour La Terre et la vie, Odile Jacob Bénédicte Menez, professeure des universités en sciences de la Terre à l'Institut de physique du globe de Paris Marie-Christine Maurel, professeure de Biologie cellulaire et moléculaire à Sorbonne Université et au MNHN https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mardi-01-novembre-2022-1742362 ■ Mercredi 2 novembre Les origines de l’Humanité Antoine Balzeau, paléoanthropologue au Muséum national d'histoire naturelle Jean-Jacques Hublin, paléoanthropologue, titulaire de la chaire Paléoanthropologie au Collège de France Brigitte Senut, paléontologue au Muséum National d’Histoire Naturelle, spécialiste du Miocène https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mercredi-02-novembre-2022-9937030 ■ Jeudi 3 novembre Les origines du Néolithique Jean-Paul Demoule, professeur de protohistoire européenne à l'université de Paris I Panthéon Sorbonne et membre de l'Institut Universitaire de France. Anne Lehoërff, archéométallurgiste et spécialiste de Protohistoire européenne Anne Augereau, protohistorienne, spécialiste du Néolithique https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-jeudi-03-novembre-2022-9927139 ■ Vendredi 4 novembre Les origines de l’Anthropocène Catherine Larrère, philosophe, professeure émérite à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, spécialiste des questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale Christophe Bonneuil, historien des sciences et enseignant français, actuellement directeur de recherche au CNRS et enseignant à l'EHESS Michel Lussault, géographe, professeur à l'ENS de Lyon, directeur de l'Ecole urbaine de Lyon https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-vendredi-04-novembre-2022-9583771

  • AssoSciences Midi-Pyrénées

    AssoSciences Midi-Pyrénées a été fondée en 2003 par un groupement de scientifiques toulousains appartenant aux sections locales des principales sociétés savantes françaises ou à l’Académie Nationale de l’Air et de l’Espace, afin d’organiser au centre-ville de Toulouse, des conférences scientifiques grand public, dans l’esprit de celles qui ont lieu à Paris dans le cadre de « l’Université de Tous Les Savoirs ». Réunion des sections locales des Sociétés Savantes Scientifiques : Société Mathématiques de France, Société Française de Physique, Société Française de Chimie, Société Française de Génétique, Société Française de Mécanique, Société Française de Métallurgie et de Matériaux, Société Française d'Astrophysique, Société Française de Biochimie et de Biologie Moléculaire, Académie Nationale de l'Air et de l'Espace.

  • Conférence 30 mai 2022 19h00 Salle du Sénéchal

    Sandrine Andrieu Professeure de santé publique, Responsable de l'équipe Vieillissement de l'UMR1295 Centre d'épidémiologie et de recherche en santé des populations (CERPOP), Inserm-Université Toulouse III , Ancienne directrice de l'UMR d'épidémiologie et analyses en santé publique, ancienne Présidente de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) Le déclin des fonctions cognitives et l’apparition des maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer figurent parmi les priorités de santé publique de par leur fréquence (10 millions de nouveaux cas annuels dans le monde) et leurs conséquences majeures. ​ L’étude des déterminants de cette maladie fait l’objet d’une intense recherche et plusieurs facteurs protecteurs potentiels ont été suggérés par des travaux d’envergure. En parallèle, la recherche thérapeutique avance avec de multiples cibles actuellement à l’étude. En revanche, les essais randomisés et contrôlés conçus pour démontrer l'efficacité des traitements ont donné lieu à des résultats contradictoires. Si la tendance récente qui vise à tester des interventions combinées pour lutter contre ces maladies multifactorielles semble prometteuse, l’arrivée des biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer constitue une nouvelle donne qui pourrait révolutionner les approches actuelles. ​ Cette présentation fera une synthèse des données récemment publiées dans le domaine de la prévention et des essais thérapeutiques et abordera les challenges méthodologiques de ces recherches actuelles dont certaines font l’objet de controverses. Alzheimer : améliorer la recherche sur la prévention

  • Sandrine Andrieu ce soir 19h00 salle du Sénéchal La maladie d’Alzheimer en 2022 : quoi de neuf

    La maladie d’Alzheimer en 2022 : quoi de neuf ? Sandrine Andrieu Professeure de santé publique, Responsable de l'équipe Vieillissement de l'UMR1295 Centre d'épidémiologie et de recherche en santé des populations (CERPOP), Inserm-Université Toulouse III Le déclin des fonctions cognitives et l’apparition des maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer figurent parmi les priorités de santé publique de par leur fréquence (10 millions de nouveaux cas annuels dans le monde) et leurs conséquences majeures. L’étude des déterminants de cette maladie fait l’objet d’une intense recherche et plusieurs facteurs protecteurs potentiels ont été suggérés par des travaux d’envergure. En parallèle, la recherche thérapeutique avance avec de multiples cibles actuellement à l’étude. En revanche, les essais randomisés et contrôlés conçus pour démontrer l'efficacité des traitements ont donné lieu à des résultats contradictoires. Si la tendance récente qui vise à tester des interventions combinées pour lutter contre ces maladies multifactorielles semble prometteuse, l’arrivée des biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer constitue une nouvelle donne qui pourrait révolutionner les approches actuelles. Cette présentation fera une synthèse des données récemment publiées dans le domaine de la prévention et des essais thérapeutiques et abordera les challenges méthodologiques de ces recherches actuelles dont certaines font l’objet de controverses.

  • « La science fournit le récit le plus complet pour expliquer l’apparition de la vie »

    Dans son dernier ouvrage, le physicien Guido Tonelli, qui a contribué à la découverte du boson de Higgs, relate sept moments décisifs de l’histoire de l’Univers, « faite d’aléas positifs et négatifs ». Propos recueillis par David Larousserie Le 28 mai 2022 © Le Monde Guido Tonelli, à Milan, en mai 2019. ADOLFO FREDIANI Professeur de physique à l’université de Pise (Italie), Guido Tonelli a participé à l’aventure de la découverte du boson dit de Higgs, au Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN). Il était en effet le porte-parole de l’expérimentation du solénoïde compact pour muons (Compact Muon Solenoid, CMS), l’une des deux expériences installées le long de l’accélérateur de particules LHC, qui a découvert, en 2012, la dernière particule manquante au tableau de chasse. Dans Genèse (Dunod, 256 pages, 19,90 euros), le chercheur italien raconte en sept étapes comment la vie est apparue depuis le vide initial jusqu’aux êtres humains, en passant par la matière, la lumière, les étoiles, les galaxies… Pour expliquer certaines des étapes les plus délicates de cette magnifique histoire, Guido Tonelli recourt à des images et des métaphores empruntées aux mondes de l’art, de la mythologie ou de la religion. Pourquoi avoir voulu écrire un récit des origines, telles qu’elles sont comprises par la science contemporaine ? Je discute beaucoup avec des religieux, et j’ai réalisé à leur contact, mais aussi en étudiant l’histoire, l’importance de disposer de récits des origines. Ces connaissances de l’enchaînement de chaque maillon sont indispensables pour l’humanité. Cela nous rend plus forts. Et la science fournit le récit le plus complet et le plus détaillé pour expliquer l’apparition de la matière, des étoiles, des planètes, de la vie… L’Univers suit des règles que la science a peu à peu découvertes. Mais attention, les scientifiques ne doivent pas être arrogants vis-à-vis de la religion. Foi et raison sont deux choses différentes. Les deux apportent des récits importants pour les hommes en les rassurant. Comment peut-on être rassuré de découvrir, en vous lisant, des jets de particules destructeurs, des explosions d’étoiles, des trous noirs qui avalent tout, une gigantesque dilatation de l’espace… ? Oui, c’est vrai, certaines parties de l’Univers sont terribles, chaotiques, pas rassurantes du tout. Mais là où nous sommes, c’est plutôt tranquille : le trou noir au cœur de notre galaxie est loin et pas très actif. Je trouve qu’avoir conscience que tout cela est possible rassure. J’apprécie davantage la vie en ayant toutes ces connaissances. Mais nous n’avons pas encore suffisamment discuté des conséquences morales et philosophiques des nouvelles conceptions apportées par la science moderne. Que voulez-vous dire ? Au XVIIe siècle, les découvertes de Galilée et de Newton ainsi que la méthode expérimentale avaient été une révolution, influençant ensuite toute notre culture : nous sommes en quelque sorte les produits de ces ruptures. Ensuite, la relativité générale et la mécanique quantique ont constitué un autre bouleversement. Elles ne permettent pas seulement des progrès techniques incroyables, elles offrent un changement de point de vue, de nouvelles visions du monde. On peut voir des connexions chez des artistes et des intellectuels comme Freud, Pirandello, Schönberg, Kokoschka. Plus récemment, la découverte du boson de Higgs a encore apporté de nouveaux changements. Nous réalisons grâce à lui que l’Univers matériel est fragile, et que cette fragilité n’est donc pas le propre de l’homme. Un petit écart dans les propriétés initiales et la matière ordinaire dont nous sommes constitués n’aurait pas existé. Ces implications mériteraient d’être plus discutées. Votre livre fourmille de ces hasards, de ces coïncidences. Est-ce que ça ne plaide pas pour des interprétations finalistes et l’existence d’une intelligence supérieure seule à même de réaliser cette perfection ? C’est le contraire ! Les créationnistes n’aiment pas mon livre. C’est vrai que l’horloge a l’air bien réglée, et que la mécanique tourne fantastiquement bien. Et donc on peut penser à cette hypothèse créationniste. Mais on peut dire aussi que si ça avait été différent, on ne serait pas là pour en parler et discuter de chaque étape. Les créationnistes résistent à l’idée que les lois du hasard dominent cette histoire, faite d’aléas positifs et négatifs. Les sept jours qui découpent le livre correspondent à sept bouleversements qui créent de nouveaux équilibres. A chaque fois, un détail a fait la différence. J’aime bien plaisanter en disant qu’on peut même démontrer qu’il ne peut y avoir de dessein intelligent derrière ces créations. Il peut très bien y avoir une intelligence extérieure, mais alors la question est de savoir à quoi elle servirait. En effet, si elle intervient dans la marche de l’Univers, alors un physicien le verra aussitôt, car cela contredirait les règles qui décrivent si bien le scénario. Il est difficile d’imaginer, dans une approche religieuse, une divinité qui reste inactive. Le titre, « Genèse », le découpage en sept jours pour décrire l’origine de l’Univers et de la vie, des allusions bibliques ou mythologiques… Pourquoi ces références, pas très scientifiques ? Pour moi, ces références culturelles permettent de saisir certains passages difficiles. J’utilise aussi l’art, par exemple, pour faire passer l’idée de symétrie, si importante en physique. J’ai aussi osé une analogie entre les messages écrits glissés dans les interstices du mur des Lamentations à Jérusalem et l’image du fond diffus cosmologique prise par le satellite Planck, qui correspond à la première lumière visible et à ce qu’était l’Univers trois cent quatre-vingt mille ans après ses débuts. Je trouve cette analogie très claire en fait : elle exprime que des petits secrets se cachent dans les moindres « trous » de cette image, comme les petits rouleaux de papier à Jérusalem. Mais, plus profondément, je crois qu’il ne faut pas séparer la science de la culture générale. Il faut vraiment travailler à ce que la science retrouve sa place dans la culture. Elle n’est pas seulement là pour produire des techniques. Evidemment, en tant qu’Italien, héritier de Vinci ou de Galilée, c’est pour moi évident. A l’inverse, il ne faut pas non plus penser que la science donnera seule des réponses. Je rêve de reconstituer une unité dans la culture. Pour votre histoire, vous êtes obligé de commencer par le commencement. Qu’y avait-il donc au début ? Il faut imaginer qu’au début, il n’y a rien. C’est le vide. Mais le vide n’est pas le néant, contrairement à ce que notre culture nous a inculqué. Ce vide, un des nombreux concepts magnifiques de cette histoire, est, pour le physicien, un état naturel, matériel, dont toutes les propriétés, énergie, charges… sont nulles, en moyenne. Il peut donc y avoir des fluctuations non nulles de ces grandeurs et elles peuvent même être énormes, mais disparaître aussitôt. L’histoire de notre Univers commence par une fluctuation qui donne lieu à ce concept magnifique d’inflation, faisant passer notre Univers d’une taille microscopique à celle d’un ballon de football en un instant. Néanmoins, ce concept reste à confirmer par des expériences qui en cherchent les traces fossiles. Finalement, l’Univers est un état du vide qui a subi une métamorphose. Le vide ne s’est pas retiré et nous en sommes issus. Les recherches continuent aussi sur la particule du boson de Higgs, découvert en 2012 par deux expériences. Pourquoi continuer les recherches ? Il y a des centaines d’études en cours sur les données prises depuis le lancement du LHC, car nous cherchons à savoir s’il y a des différences entre ces résultats expérimentaux et la théorie du modèle standard. Certaines observations ne collent pas avec la théorie, mais on doit s’assurer que c’est bien un signal et pas seulement une variation due au hasard. Le LHC, amélioré, a aussi redémarré récemment pour poursuivre des mesures de précision des propriétés du boson de Higgs, poussées le plus loin possible, dans l’espoir de trouver ces anomalies. D’ici quelques années, nous aurons clarifié la situation. Mais on pourrait trouver autre chose. Quoi donc ? Nous cherchons, pour expliquer l’inflation, une particule assez proche du Higgs. Ça pourrait d’ailleurs être le Higgs lui-même, même si on n’y croit plus trop. Cette particule fantôme pourrait être découverte avec le LHC, mais nous sommes un peu comme des navigateurs perdus qui savent qu’il y a une île où aborder, mais pas dans quelle direction elle est. Nous ignorons également la masse qu’elle peut avoir. Il faudra du courage et un peu de folie pour la découvrir. Ce sera plus important que le Higgs ! La folie passe-t-elle par la construction d’un nouvel accélérateur de 100 kilomètres de long, souterrain, sept fois plus puissant que le LHC ? Si le LHC ne trouve rien, il faudra ce genre de machines en effet. Le projet en Europe, au CERN, existe et consisterait à faire entrer des électrons en collision vers 2040, puis dans le même tunnel on construirait un successeur pour percuter des protons entre eux, comme au LHC actuellement. La Chine affiche la même ambition, nous sommes donc peut-être à la veille d’un changement de hiérarchie dans la science mondiale. Pour l’instant, l’Europe garde le leadership mais n’a pas pleinement conscience de son rôle. Or les pays qui dominent sont ceux qui investissent dans la recherche et le savoir. Le rêve est de répondre aux grandes questions, comme l’inflation, la matière noire ou l’énergie noire… Je suis optimiste sur le fait que, même divisée, l’Europe trouvera un terrain d’entente pour faire ces choix. https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/05/28/la-science-fournit-le-recit-le-plus-complet-pour-

  • Infographie : trente ans de suicides par arme à feu

    Les hommes sont six fois plus nombreux que les femmes à mettre fin à leurs jours par ce moyen. Le Groenland et les Etats-Unis sont de loin les plus touchés par ce phénomène, précisent des données internationales. Par Hervé Morin Le 01 juin 2022 © Le Monde Depuis une trentaine d’années, le nombre de suicides par arme à feu reste stable, en valeur absolue : en 2019, il s’établissait à 52 694 morts dans le monde, parmi lesquels figuraient six fois plus d’hommes que de femmes. Sur une planète toujours plus peuplée, cela signifie que le taux de mortalité liée à ce type de suicide a baissé de 2 % par an, selon les évaluations d’une équipe serbe publiée dans Plos One le 25 mai. Irena Ilic (université de Belgrade) et ses collègues se sont appuyées sur des données collectées dans 204 pays par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (Seattle). Le Groenland et les Etats-Unis sont, rapportés à leur population, largement les plus touchés. La France figure au dixième rang pour les hommes. Les chercheuses soulignent que les différences majeures entre pays suggèrent qu’il existe des marges de manœuvre pour réduire ce fléau.

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