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- Archive janvier 2026 | AssoSciences
La guerre est-elle inscrite dans la nature humaine ? Christophe Darmangeat Anthropologue social (CNU section 20) Sciences économiques Enseignant-chercheur Maître de conférences, habilité à diriger des recherches Université Paris Cité (ex-Université de Paris, ex-ex-Diderot, ex-ex-ex-Paris 7) jeudi 22 janvier 2026 AssoSciences les conférences 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Depuis des décennies, préhistoriens et anthropologues se divisent sur l’ancienneté de la guerre. Constitue-t-elle une innovation relativement récente, liée à la sédentarité et à l’accumulation de richesses ? Ou trouve-t-elle au contraire son origine dans les comportements les plus ancestraux de notre espèce ? Les données issues de l’archéologie, de la primatologie, mais aussi et surtout de l’ethnologie, permettent d’aborder cette enquête sous un angle nouveau. Elles montrent en particulier d’une part que tous les conflits collectifs ne sont pas des guerres, d’autre part qu’ils sont loin d’être systématiquement motivés par l’acquisition ou la défense de ressources. Et s’il est probable que les hostilités entre groupes humains sont fort anciennes, il n’en découle pas pour autant que la guerre serait inéluctable. Christophe Darmangeat est anthropologue social, enseignant-chercheur à l’Université Paris Cité, commissaire scientifique de l’exposition Richesse et pouvoirs à la préhistoire, programmée en 2027 au Musée de l’Homme. Il a mené ses recherches sur des questions transversales, telles que les origines de la domination masculine ou celle des inégalités de richesse. Plus récemment, il a exploré la diversité des conflits collectifs dans les sociétés humaines dans son dernier ouvrage Casus belli. La guerre avant l’État (La Découverte, 2025 ).
- Archive septembre 2025 | AssoSciences
La conférence a été avancée au mardi 23 septembre au lieu du mercredi 24 septembre. Merci de prendre note de ce changement dans vos calendriers. Nous avons hâte de vous accueillir à cette nouvelle date. Les Exoplanètes, d’autres mondes à explorer de loin Claire Moutou Chercheuse CNRS à l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP/OMP - CNRS, CNES, Université Toulouse III - Paul Sabatier) AssoSciences les conférences mardi 23 septembre 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Depuis 30 ans, les astronomes explorent avec leurs télescopes les mondes lointains, ces « exoplanètes » qui tournent autour d’autres soleils. Qu’en a-t-on appris ? Comment ces planètes se comparent-elles au système solaire ? Quelles nouvelles questions se posent les scientifiques et quelles sont les perspectives pour explorer la vie dans l’univers ? Claire Moutou est une astronome et astrophysicienne française, spécialiste de la détection et de la caractérisation des planètes extrasolaires (exoplanètes). Elle est à l’origine de la codécouverte de plusieurs d’entre elles. Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), elle est affectée au Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM - UMR7326 - CNRS-INSU / Université d’Aix-Marseille) et détachée au télescope Canada-France-Hawaï (TCFH). Depuis 2012, Claire Moutou est membre du comité d’organisation de la commission 30 « Vitesses radiales » de l’Union astronomique internationale (UAI). En 2014, l’Académie des sciences lui décerne le prix Ernest-Déchelle « pour ses travaux approfondis sur la détection et la caractérisation de nouvelles exoplanètes. En appliquant les méthodes des vitesses radiales et des transits, Claire Moutou a non seulement permis la détection de plusieurs dizaines de planètes, mais elle a également contribué à l’extension considérable des connaissances sur la population des systèmes planétaires, leur structure, leur âge et leur évolution, grâce à une analyse précise de l’ensemble des paramètres ». En 2021, elle est chercheuse à l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie à Toulouse.
- Archive juin 2025 | AssoSciences
IMPORTANT ! Annulation de la conférence du Professeur Dominique Barbolosi La Nouvelle ère de la Médecine numérique (salles municipales non disponibles fin juin et début juillet) report à une date ultérieure l'année prochaine selon disponibilité …à suivre… La Nouvelle ère de la Médecine numérique Professeur Dominique Barbolosi Inria – Inserm team COMPO COMPutational pharmacology and clinical Oncology Centre Inria Sophia Antipolis – Méditerranée Centre de Recherches en Cancérologie de Marseille Inserm U1068, CNRS UMR7258, Institut Paoli-Calmettes Pharmacy faculty, Aix-Marseille University Conférence AssoSciences juin 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Au fil du temps la biologie, puis la physique, sont devenus les piliers de la médecine moderne. Aujourd'hui à leur tour les mathématiques sont en train de devenir le troisième pilier, complémentaire aux 2 autres, afin de relever les nouveaux défis dans la guerre contre les maladies, notamment contre le cancer. Nous donnerons plusieurs exemples illustrant comment la modélisation numérique vient en renfort de la biologie et de la physique afin de fournir aux médecins des outils puissants à la fois pour mieux prévenir, mieux diagnostiquer, et mieux traiter.
- Archive mars 2025 | AssoSciences
« Expériences de lumière » Renaud Mathevet Maître de conférences à l’Université Paul Sabatier recherches en optique quantique et son intérêt dans l’enseignement de la physique quantique AssoSciences les conférences mardi 18 mars 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Au moyen d’une douzaine d’expériences réalisées en direct devant le public nous aborderons l’histoire de nos conceptions de la lumière depuis Newton à la fin du XVIIe siècle jusqu’à l’avènement de la physique moderne il y a un peu plus de cent ans. Nous discuterons en particulier les approches corpusculaires et ondulatoires et montrerons comment certaines expériences dont ces modèles ne peuvent rendre compte ont conduit à la refonte de ces conceptions dans la mécanique quantique qui d’une certaine façon les unifie mais les dépasse largement. Enfin, nous présenterons une application très concrète de cette théorie qui défie notre intuition en expliquant le fonctionnement des lasers et des lampes à LEDS blanches qui ont aujourd’hui envahi notre quotidien. Renaud Mathevet fait des études supérieures avant d'entreprendre une thèse à Paris sur l’interférométrie atomique. Cela consiste à réaliser avec des atomes des interférences comme on le fait en optique, et dont il sera largement question dans l’exposé. Depuis une vingtaine d’années, il est Maître de conférences à l’Université Paul Sabatier où il a développé plusieurs expériences d’optique atomique, de métrologie optique et d’optique quantique. Du côté de ses enseignements, Il intervient surtout dans la préparation des étudiants et des enseignants aux concours de l’agrégation. Il a par ailleurs contribué à la mise au point d’une série d’expérience d’optique quantique à destination des étudiants de master. Ces expériences, telle la violation des inégalités de Bell popularisée par le récent prix Nobel d’Alain Aspect, visent à rendre plus concrètes les bases de la mécanique quantique.
- Archive février 2024 | AssoSciences
JUICE Direction Jupiter et ses lunes glacées Nicolas And ré chercheur CNRS, membre de l'équipe Planètes, Environnements et Plasma Spatiaux (PEPS) IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie) à l'Observatoire Midi-Pyrénées Il est co-investigateur de la mission JUICE Conférence AssoSciences mardi 27 février 2024 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite La découverte par Galilée de quatre grandes lunes en orbite autour de Jupiter il y a quatre siècles a précipité la révolution copernicienne et a changé à jamais notre vision du système solaire et de l'univers. Aujourd'hui, Jupiter et ses lunes sont considérées comme l'archétype des systèmes de planètes géantes, à la fois dans notre système solaire et autour d'autres étoiles. La mission spatiale JUICE (JUpiter ICy moons Explorer) de l'Agence Spatiale Européenne a été lancée en Avril 2023 et a pour objectifs de fournir une caractérisation complète du systèmede Jupiter dans toute sa complexité. JUICE permettra de découvrir les origines des planètes géantes et de leurs satellites, et de rechercher des preuves d'environnements potentiellement habitables dans notre système solaire et au-delà, en détaillant notamment la diversité des processus et des couplages gravitationnels et électromagnétiques dans le système de Jupiter qui pourraient être nécessaires pour fournir un environnement stable aux lunes glacées Ganymède, Europe et Callisto sur des échelles de temps géologiques. Pour cela, JUICE embarque dix instruments de pointe pour effectuer des mesures de télédétection, de géophysique, de particules et de champs électromagnétiques in situ. JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer) est la première mission de classe L du programme Cosmic Vision de l’Agence Spatiale Européenne, sélectionnée en Mai 2012. Cette mission a été lancée le 14 avril 2023 par Ariane 5 depuis le Centre Spatial Guyanais à Kourou, pour une arrivée à Jupiter en 2031. Elle a pour objectifs l’étude de l’habitabilité et du fonctionnement du système jovien (Jupiter, l’atmosphère de Jupiter, la magnétosphère de Jupiter, ses satellites Europa, Ganymède et Calisto, et la magnétosphère de Ganymède). Nicolas André est chercheur au CNRS à l'Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie de Toulouse. Il s'intéresse aux planètes du Système Solaire et à l'étude de leurs environnements magnétiques. Il a travaillé principalement sur les systèmes de Saturne et Jupiter avec les missions spatiales Cassini-Huygens et Juno. Il est responsable scientifique d'instruments embarqués sur la mission spatiale BepiColombo qui étudiera Mercure à partir de 2026. Il travaille sur la mission JUICE qu'il co-propose depuis presque 20 ans.
- Archive décembre 2023 | AssoSciences
Mieux vaut prévenir que guérir : les bénéfices des vaccins, de la variolisation aux vaccins à ARN Olivier Neyrolles directeur de recherche au CNRS directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale à Toulouse (UMR5089 |CNRS - UT3) médaille d’argent du CNRS en 2021 conférence jeudi 14 décembre 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rému sat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite « Il est temps de refermer le livre des maladies infectieuses et de déclarer la guerre aux pestes gagnée » Cette proclamation qu’aurait faite l’administrateur général de la santé publique des États-Unis, William Stewart, à la fin des années 1960 n’a jamais été authentifiée. Cependant, la croyance selon laquelle les maladies infectieuses avaient été vaincues était largement répandue dans les années 1960 et 1970, croyance due en particulier au succès de la vaccination, contre la variole en premier lieu, et contre bien d’autres maladies. La pandémie de SIDA au début des années 1980 a fait s’effondrer cette certitude, et les maladies infectieuses sont encore bien présentes aujourd’hui, comme en témoignent les pandémies de grippe ou de COVID-19, pour n’en citer que des plus récentes. Même des maladies anciennes, comme la tuberculose, font encore des ravages, avec plusieurs millions de décès chaque année dans le monde. Dans ce contexte, la recherche pour le développement de vaccins nouveaux, ou plus efficaces que les vaccins actuels, est un enjeu majeur de santé publique mondiale. Dans cette conférence, nous dresserons un portrait de l’histoire des vaccins et de l’impact extraordinaire qu’ils ont eu sur le contrôle des maladies infectieuses. Nous détaillerons les bases biologiques du développement des vaccins. Enfin, nous discuterons des enjeux, tant scientifiques que culturels et sociétaux, de la recherche contemporaine sur les vaccins.
- Archive octobre 2024 | AssoSciences
Les modèles embryonnaires comme nouveaux modèles d'étude en biologie : enjeux de gouvernance Emmanuelle Rial-Sebbag Emmanuelle Rial-Sebbag juriste est directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) au CERPOP (Centre d’épidémiologie et recherche en santé des populations) Université Toulouse III Paul Sabatier où elle dirige l’équipe BIOETHICS en bioéthique et droit de la santé Directrice de la Plateforme « Éthique et biosciences » de Genotoul Titulaire de la chaire UNESCO « Éthique, sciences et société » Elle est enseignante associée en droit de la santé et en bioéthique à la Faculté de médecine de Toulouse (Purpan) Conférence AssoSciences 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Les modèles embryonnaires, élaborés à partir de cellules souches ou de cellules reprogrammées et non issues de fusion de gamètes, émergent aujourd’hui en biologie comme de nouveaux modèles d’étude. Ces modèles obtenus in vitro permettent, notamment, de mener des recherches sur la « boite noire » du développement embryonnaire et pourraient à l’avenir connaître d’autres applications. Des sociétés savantes, l’Agence de la biomédecine, le Comité d’éthique de l’Inserm et même la Loi de bioéthique en ont souligné les bénéfices scientifiques toute en interrogeant tant les questions ontologiques de la nature de ces modèles que celles liées aux procédures d’encadrement et de contrôle de leurs usages. Parmi les enjeux soulevés par les embryoïdes sont évoqués : quel statut juridique leur donner ? pourrait-on, devrait-on leur conférer un statut moral ? En d’autres termes, l’ensemble des positions nationales et internationales vise à proposer « un mode d’emploi » de ces modèles expérimentaux visant à accompagner leur développement tout en posant les limites à leur utilisation dans un cadre respectueux des valeurs éthiques et des principes juridiques. Cette conférence vise à présenter ce cadre, dans sa diversité et sa complexité, et à discuter les questions restées en suspens. Emmanuelle Rial-Sebbag est impliquée dans plusieurs projets de recherche nationaux et internationaux. Menés dans une démarche interdisciplinaire conjuguant les sciences humaines et sociales et les sciences biomédicales, fondées sur une dimension bioéthique, ses projets concernent de nombreux sujets aux enjeux sociétaux considérables : les biobanques, les thérapies innovantes, la recherche biomédicale sur les humains, les tests génétiques et la production et l’usage des données de santé. Elle est responsable de plusieurs cours et conférences portant sur les aspects éthiques et juridiques de la recherche biomédicale et des droits des patient.e.s. Elle a notamment coordonné un projet européen relatif aux enjeux sociétaux soulevés par l’utilisation des cellules souches dans le contexte de la médecine régénératrice. Actuellement, Emmanuelle Rial-Sebbag travaille à Toulouse dans l’unité Épidémiologie et analyse de la santé publique : les risques, les maladies chroniques et les handicaps où elle est responsable de l’équipe de recherche pluridisciplinaire Trajectoires d’innovations en santé : enjeux bioéthiques et impact en santé publique. Elle est aussi co-responsable de la plateforme sociétale Éthique et biosciences qui s’attache à développer le dialogue entre différents publics sur les aspects éthiques, légaux et sociétaux associés à la génomique et aux biotechnologies. Elle travaille au développement de la gouvernance des innovations en santé. Ses travaux visent à déterminer le rôle et la place de la loi parmi les différentes normes (éthiques, professionnelles, etc.) encadrant les innovations biomédicales, et ce à l’échelle nationale, européenne et internationale.professionnelles, etc.) encadrant les innovations biomédicales, et ce à l’échelle nationale, européenne et internationale.
- Archive janvier 2025 | AssoSciences
Une visite virtuelle de la grotte Chauvet Carole Fritz archéologue directrice de recherche CNRS au laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale (LAMS) directrice de l’équipe de recherche de la grotte Chauvet depuis 2018 directrice du Centre de recherche et d'étude pour l'art préhistorique Émile-Cartailhac (CREAP) à Toulouse commissaire scientifique de l’exposition Chauvet à la Cité des sciences AssoSciences les conférences jeudii 23 janvier 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Découverte il y a 30 ans et datée de plus de 35 000 ans, la grotte Chauvet (Ardèche) est la plus ancienne des grottes ornées connues en Europe. Son état de conservation exceptionnel permet d’admirer des fresques pariétales d’une envergure impressionnante et d’une rare beauté qui lui valent d’être considérée comme le premier chef-d’œuvre de l’humanité. La grotte doit la préservation de ses peintures à un éboulement survenu il y a 21 500 ans, qui les a protégées des intempéries. Elle fut occupée à deux reprises par différents groupes humains. Ce sont les premiers habitants qui ont peint sur les murs de véritables fresques mythologiques, soulignant le rôle fondamental de l’image dans la formation de la pensée de l’Homo sapiens. La vaste cavité (8500 m2) renferme un millier de traces humaines et animales, dont 500 dessins noirs, rouges et gravés, d’animaux (mammouths, ours, loups, chevaux, lions des cavernes, rhinocéros, bisons, aurochs…), mais aussi des signes — ponctuations, tracés digitaux —, et de nombreuses mains en positif et négatif. Des empreintes animales et humaines ont également été mises au jour ainsi que des ossements, des silex, des traces de foyers. Autant de vestiges relatant la vie symbolique des chasseurs-cueilleurs de l’époque aurignacienne qui ont investi cet espace. Ils révèlent d’étonnantes découvertes sur nos ancêtres Homo sapiens : leur étonnante capacité d’adaptation à l’environnement, leurs relations au monde animal, des facultés d’invention et d’imagination tout à fait comparables aux nôtres. Depuis plus de 10 ans, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO devenant un site unique dont l’espace de restitution est visité par plus de 350 000 visiteurs par an. Mais si le travail scientifique nous éclaire sur l’évolution de notre espèce, il a également un impact sur les vestiges de cette civilisation passée. Comment la grotte est-elle conservée ? Est-elle restée intacte ? Que nous reste-t-il encore à apprendre de nos ancêtres ? Des données scientifiques (datation, topographie, relevés, modélisation 3D…) à l’interprétation anthropologique, cette conférence offre au public une immersion passionnante dans le monde paléolithique. Carole Fritz est directrice de recherche au CNRS (LAMS UMR 8220) et dirige le Centre de recherche et d'étude pour l'art préhistorique Émile-Cartailhac (CREAP) de la Maison des Sciences de l'Homme à Toulouse. Depuis 2018, elle conduit l'équipe de recherche de la grotte Chauvet. Sa recherche s'inscrit dans le cadre théorique général de l'étude de la pensée symbolique chez Homo sapiens sapiens, plus particulièrement dans le vaste domaine de réflexion que constitue l'art paléolithique (mobilier et pariétal). L'objectif est de comprendre les modalités de mise en place des représentations symboliques, dès les prémices de l'Aurignacien, et d'étudier leur continuité tout au long du Paléolithique supérieur.
- Archive janvier 2024 | AssoSciences
IA générative et cerveau : points communs et d ifférence Rufin VanRu lle n directeur de recherche CNRS en neurosciences et intelligence artificielle au Centre de recherche cerveau et cognition (CerCo – CNRS, UT3) Institut Toulousain d'Intelligence Naturelle et Artificielle (ANITI) Conférence AssoSciences mardi 16 janvier 2024 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite L'IA (Intelligence Artificielle) générative est aujourd'hui au cœur des médias, source d'autant d'espérances que d'inquiétudes. Les grands modèles de langage (LLMs) tels que chatGPT peuvent répondre à des questions complexes et produire des textes cohérents. Les modèles de diffusion comme DALL-E ou Midjourney génèrent des images réalistes a partir d'une simple description. Nous expliquerons d'abord le fonctionnement de ces grands réseaux de neurones artificiels, avant d'en considérer les compétences et les limites associées. Ces IAs s'apparentent-elles vraiment au cerveau humain ? Comprennent-elles vraiment le monde, à notre manière ? Peut-on vraiment parler de créativité ? Rufin VanRullen est directeur de recherche CNRS en neurosciences et intelligence artificielle au Centre de recherche cerveau et cognition (CerCo – CNRS, UT3). Il occupe également une chaire de recherche au sein de l'Institut Toulousain d'Intelligence Naturelle et Artificielle (ANITI). Il étudie le fonctionnement du cerveau, et les différentes manières d'utiliser ces connaissances pour produire des systèmes d'intelligence artificielle plus performants, plus robustes, plus créatifs, et plus proches de la cognition humaine. Après un cursus de mathématiques et d’informatique, il s’est orienté très rapidement vers les sciences cognitives. Au cours de sa thèse, dirigée par Simon Thorpe, il travaille sur le codage neuronal et le traitement visuel rapide, puis il effectue un post-doctorat au California Institute of Technology avec Cristof Koch et s’intéresse alors aux mécanismes de l’attention visuelle. En 2002, il est recruté au CNRS. Ses travaux en neurosciences expérimentales et computationnelles explorent le rôle des oscillations cérébrales dans la cognition. Il démontre notamment que les oscillations font de notre perception un phénomène périodique – une séquence rapide de cycles perceptuels – à la manière d'une séquence vidéo. Plus récemment, sa recherche explore l'intelligence artificielle et les réseaux de neurones profonds. Il a reçu plusieurs financements européens (European Young Investigator Awards, ERC Consolidator Grant, ERC Advanced Grant) ainsi que la médaille de bronze du CNRS en 2007.
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AssoSciences des conférences scientifiques et techniques pour la Ville, le Département et la Région AssoSciences, créée à Toulouse en 2003 et inspirée de l’Université de Tous Les Savoirs de Paris, a toujours su offrir à son public des analyses approfondies sur des questions scientifiques, sociales, techniques et culturelles contemporaines, en faisant appel aux meilleurs spécialistes de chaque domaine. Aujourd’hui, la science est confrontée à une critique irrationnelle et à une érosion de la confiance du public. Par essence universelle, elle nécessite un système de coopération, d’échanges et de liberté pour prospérer sans frontières ni censure. L’idéologie antiscientifique progresse de manière alarmante. Certains médias, abandonnant leur éthique de vérité, diffusent des informations fausses. La mise en place d’une censure sur certaines thématiques de recherche scientifique, jugées indésirables, aux États-Unis et dans d’autres pays, est inacceptable. Il est donc crucial que notre association poursuive sa mission de diffusion scientifique, en veillant à ce qu’elle reste plurielle et constitue un espace d’interrogations et d’échanges. Nous souhaitons diffuser le savoir à des non-spécialistes tout en le préservant comme objet de débat. Nous considérons qu’il est essentiel de saisir l’opportunité des conférences que nous organisons pour rappeler le fonctionnement même de la science fondamentale, qui doit être indépendante des intérêts économiques ou autres, et de toute recherche qui doit être menée librement avec intégrité. Nos actions récentes nous permettent d’entretenir un optimisme prudent. À la suite de la pandémie de COVID-19, le public a montré un regain d’intérêt pour les sciences. Nous sommes déterminés à mettre à profit cet élan pour promouvoir une compréhension approfondie des sciences et de leur importance dans notre société. Le taux d’occupation des salles de conférence a atteint son maximum cette année, témoignant de la forte demande pour les échanges en présentiel. La situation financière d’AssoSciences est préoccupante depuis plusieurs années. Nous bénéficions d’un tarif très avantageux pour la location de la salle du Sénéchal, grâce à la concession généreuse de la Ville de Toulouse et de Toulouse Métropole, à l’instar de toutes les associations toulousaines. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude pour ce soutien. Malheureusement, nous ne recevons plus de subvention de la Mairie depuis plusieurs années et subissons, comme d’autres associations, les conséquences des importantes réductions et arbitrages associatifs budgétaires actuels. Nous réitérons notre vif désir d’accueillir de nombreux nouveaux adhérents cette année. La cotisation annuelle est fixée à 25,00 € (déductibles des impôts à 66 %), avec un tarif réduit de 10,00 € pour les personnes sans emploi, les étudiants et les bénéficiaires du RSA. L’adhésion n’étant pas obligatoire, l’accès aux conférences reste libre et gratuit. Ces cotisations sont essentielles pour couvrir les frais de déplacement et d’hébergement des conférenciers extérieurs à Toulouse, les frais de communication (site web et hébergement, maintenance, équipements, etc.), l’hébergement des enregistrements vidéos, les logiciels et fournitures bureautiques et techniques, ainsi que les frais bancaires et d’assurance nécessaires au bon fonctionnement de l’association. Afin d’assurer la pérennité de nos activités, nous encourageons vivement nos adhérents à cotiser. Nous avons choisi de ne pas solliciter de mécènes afin de préserver l’indépendance de nos conférences. Cependant, il est désormais possible de soutenir AssoSciences par un don libre et déductible des impôts. Pour effectuer un don ou adhérer, veuillez vous rendre sur notre page HelloAsso (https://www.helloasso.com/associations/assosciences-midi-pyrenes/formulaires/2) ou nous contacter par courriel à l’adresse jlmeb@assosciences.net pour toute question.
- Archive mai 2025 | AssoSciences
Sciences de l'Homme et Société L'Art-thérapie en questions ! Jean Luc S udres Professeur de Psychologie (Psychopathologie Clinique) Psychologue Clinicien Centre d’Etudes et de Recherches en Psychopathologie et Psychologie de la Santé (CERPPS) AssoSciences les conférences mercredi 21 mai 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite L'art-thérapie représente bien plus qu'une simple pratique créative. En effet, cette discipline innovante propose une approche holistique de la guérison psychologique, où l'expression artistique devient un véritable langage thérapeutique. Jean-Luc Sudres, professeur de psychologie clinique au Centre d'Etudes et de Recherches en Psychopathologie et Psychologie de la Santé (CERPPS), explore magistralement ces perspectives. Historiquement, l'art-thérapie a émergé comme une réponse novatrice aux approches traditionnelles de traitement psychologique. Elle permet aux patients de transcender les barrières verbales, offrant un espace d'expression profond et transformateur. Les recherches récentes démontrent son efficacité dans de nombreux contextes cliniques, notamment pour les personnes confrontées à des traumatismes ou des difficultés émotionnelles. La création artistique agit comme un puissant vecteur de communication non verbale. Lorsqu'un individu s'engage dans un processus créatif, il mobilise des ressources psychologiques profondes. Les techniques artistiques - peinture, sculpture, dessin - deviennent des outils permettant d'externaliser des émotions complexes et difficiles à verbaliser. Les mécanismes sous-jacents sont fascinants. L'acte créatif stimule des zones cérébrales associées à la régulation émotionnelle, favorisant une libération psychique et une reconstruction identitaire. Les patients découvrent progressivement de nouvelles perspectives sur leurs expériences personnelles, transformant la souffrance en potentiel de croissance. L'art-thérapie continue d'évoluer, intégrant des approches multidisciplinaires. Les recherches actuelles explorent ses applications dans des domaines variés : santé mentale, réadaptation, accompagnement du handicap. Les nouvelles technologies offrent également de passionnantes perspectives d'innovation. Les défis actuels consistent à légitimer scientifiquement cette pratique. Les professionnels comme Jean-Luc Sudres travaillent activement à développer des protocoles de recherche rigoureux, démontrant l'efficacité clinique de l'art-thérapie. La reconnaissance académique et médicale constitue un enjeu majeur pour cette discipline en pleine expansion. L'art-thérapie incarne une approche humaniste et créative de la guérison. Elle rappelle que l'expression artistique possède un pouvoir thérapeutique intrinsèque, capable de transformer nos expériences les plus intimes. Un Horizon Prometteur : art-thérapie-guérison-créative Découvrez l'art-thérapie, une approche révolutionnaire de guérison psychologique. Explorez avec Jean-Luc Sudres comment la création artistique peut transformer nos expériences émotionnelles et favoriser la reconstruction personnelle. Jean-Luc Sudres est un universitaire et praticien français reconnu dans les domaines de la psychopathologie clinique, de la psychologie de la santé et des thérapies médiatisées telles que l’art-thérapie et la musicothérapie. 🧠 Professeur de psychologie à l’Université Toulouse – Jean Jaurès, Jean-Luc Sudres est membre du Centre d’Études et de Recherches en Psychopathologie et Psychologie de la Santé (CERPPS), où il est rattaché au pôle 1 consacré à la psychopathologie . Il a débuté sa carrière en tant que psychomotricien au CHU de Toulouse, avant de devenir psychologue clinicien, psychothérapeute et art-thérapeute. Il a été nommé maître de conférences en 1998, puis professeur des universités. Il est également habilité à diriger des recherches (HDR). 🎓 Jean-Luc Sudres est responsable pédagogique du Diplôme Universitaire (D.U.) d’Art-Thérapies à l’Université de Toulouse et co-responsable du D.U. de Musicothérapie. Il encadre de nombreux mémoires et thèses portant sur la psychopathologie de l’expression et les thérapies médiatisées plastiques et corporelles. 📚 Ses travaux portent sur des thématiques variées telles que les troubles du comportement alimentaire, la dépression, la créativité chez les patients atteints de cancer, ou encore la musicothérapie en contexte d’addiction. Il est l’auteur ou le co-auteur de plusieurs ouvrages, dont Soigner l’adolescent en art-thérapie (Dunod, 1998). Jean-Luc Sudres est une figure majeure en France dans le champ des thérapies médiatisées et de la psychopathologie clinique, combinant une expertise académique rigoureuse avec une pratique clinique diversifiée. 📬 sudres@univ-tlse2.fr Université Toulouse – Jean Jaurès, Maison de la Recherche, Bureau D157, 5 allées Antonio Machado, 31058 Toulouse Cedex 🔗 Page personnelle sur le site du CERPPS Profil HAL avec liste complète des publications 00:00 / 01:04
- Archive avril 2025 | AssoSciences
Jean Zay La République et la science Denis Guthleben Directeur délégué du Comité pour l'histoire du CNRS Rédacteur en chef d’Histoire de la recherche contemporaine AssoSciences les conférences mercredi 30 avril 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Grand réformateur de l’école et de la culture sous toutes ses formes — littérature, théâtre, musique, musées et cinéma (il est notamment à l’origine de la création du Festival de Cannes)—, Jean Zay (1904-1944) a conduit une action déterminante en faveur de l’organisation de la recherche scientifique en France. Lorsque Léon Blum décide de lui confier le portefeuille de l’Éducation nationale, à la suite de la victoire du Front populaire aux élections de 1936, il place sous sa responsabilité un sous-secrétariat d’État à la Recherche — une première dans notre pays ! Avec la collaboration d’Irène Curie, l’une des premières femmes à siéger au gouvernement, puis surtout avec son successeur Jean Perrin, les initiatives se multiplient pendant trois ans : des moyens inédits sont attribués, des laboratoires de pointe sont inaugurés, des instances et organismes nouveaux, tel le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), voient le jour qui jettent les bases d’une politique scientifique et façonnent un paysage de la recherche, dont nous restons, aujourd’hui encore, les héritiers. Docteur en histoire de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur délégué du comité pour l’histoire du CNRS et rédacteur en chef de la revue Histoire de la recherche contemporaine, Denis Guthleben étudie l’histoire des politiques et des institutions scientifiques aux dix-neuvième et vingtième siècles Il a entre autres écrit L’Histoire du CNRS de 1939 à nos jours, Une ambition nationale pour la science (Armand Colin, 2013), La fabuleuse histoire des inventions (Dunod, 2018) et L’odyssée de la science (Dunod, 2023).
- Archive janvier 2023 | AssoSciences
Données Personnelles de Santé : du risque de prise en otage informatique à la mise en circulation des données pour la médecine de précision Pierre-Antoine Gourraud Professeur des Universités Praticien-Hospitalier of the School of Medicine of the Nantes University in France, formerly at UCSF AssoSciences les conférences jeudi 19 janvier 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse Les données de santé sont parmi les données personnelles les plus sensibles. Nos moyens techniques modernes démultiplient les possibilités d’échanges pour le soin et pour toute autre application qui nous permettent peut-être d’imaginer le futur de la médecine. Parallèlement, le déploiement des entrepôts de données de santé et celui de la plateforme française des données de santé, le « Health Data Hub », posent des questions inédites, notamment des questions de souveraineté opérationnelle et technologique. La possible création d’un espace européen des données de santé en posera d’autres. Ces données personnelles de santé sont souvent maladroitement assimilées à des biens matériels et leur valeur à celle de transactions de nature commerciale. Pourtant, les données de santé sont a minima le fruit d’une coproduction entre patients, soignants et « data scientists », il nous faut sans doute nous inspirer des objets culturels, en musique ou cinéma, pour mieux penser la création de valeur dans les données. Pierre-Antoine Gourraud est professeur des universités, praticien hospitalier de la faculté de médecine de l’Université de Nantes (France). C’est un ancien élève de l’école Normale Supérieure de Lyon (France) du département de biologie. Après un master de santé publique obtenu à l’Université-Paris XI en 2002, il a obtenu un doctorat en épidémiologie immunogénétique et en santé publique à l’Université de Toulouse-III en 2005. Il a séjourné à San Francisco de 2009 à 2016. Arrivé comme chercheur-postdoctorant du département de neurologie à l’université de Californie (UCSF, États-Unis), il le quitte en tant que professeur associé en 2018. Ses activités de recherche se positionnent au carrefour de l’immunologie, de la génétique et du traitement informatique des données de santé. En 2006, PA Gourraud a obtenu un diplôme de premier cycle en philosophie à l’Université catholique de Toulouse. Il a ensuite utilisé ses compétences pour contribuer à l’étude des questions de bioéthique en génétique. Il a été inspiré par deux de ses mentors, le docteur Anne Cambon-Thomsen, ancien membre du comité national de bioéthique français, et le professeur Stephen L. Hauser, membre de la commission présidentielle pour l’étude des questions de bioéthique aux États-Unis. En 2008, il a créé Methodomics, une société française dédiée aux analyses statistiques et au développement d’algorithmes en biologie. Proche du monde entrepreneurial, il accompagne depuis plusieurs entreprises en santé et biotechnologies en leur faisant profiter de son expertise. Depuis 2015, il dirige au sein du Centre de Recherche en Immunologie et Transplantation (CRTI) une équipe de recherche INSERM labellisée ATIP-Avenir dédiée à la composante génomique de l’auto-immunité et des transplantations, où une quinzaine de chercheurs développent des algorithmes d’analyses et d’aide à la décision. Depuis avril 2018, il dirige également un nouveau service hospitalier responsable des données générées par le soin au CHU de Nantes « La clinique des données » (2,6 millions de patients, 130 millions de données structurées, 30 millions de documents textuels), qui en assure l’exploitation dans des conditions de sécurité de transparence et de validité propices à la recherche. Il a participé à la rédaction de plus de 150 articles évalués par des pairs, en tant qu’auteur principal ou coauteur. Ces articles ont été cités plus de 8 800 fois et son indice h s’élève à 49.
- Archive mai 2022 | AssoSciences
La maladie d’Alzheimer en 2022 : Quoi de neuf ? Sandrine Andrieu Professeure de santé publique Responsable de l’équipe Vieillissement de l’UMR1295 Centre d’épidémiologie et de recherche en santé des populations (CERPOP) Inserm-Université Toulouse III Ancienne directrice de l’UMR d’épidémiologie et analyse en santé publique ancienne présidente de la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG) AssoSciences les conférences lundi 30 mai 2022 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse Le déclin des fonctions cognitives et l’apparition des maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer, figurent parmi les priorités de santé publique en raison de leur fréquence (10 millions de nouveaux cas annuels dans le monde) et leurs conséquences majeures. L’étude des déterminants de cette maladie fait l’objet d’une intense recherche et plusieurs facteurs protecteurs potentiels ont été suggérés par des travaux d’envergure. En parallèle, la recherche thérapeutique avance avec de multiples cibles actuellement à l’étude. En revanche, les essais randomisés et contrôlés conçus pour démontrer l’efficacité des traitements ont donné lieu à des résultats contradictoires. Si la tendance récente qui vise à tester des interventions combinées pour lutter contre ces maladies multifactorielles semble prometteuse, l’arrivée des biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer constitue une nouvelle donne qui pourrait révolutionner les approches actuelles. Cette présentation fera une synthèse des données récemment publiées dans le domaine de la prévention et des essais thérapeutiques et abordera les challenges méthodologiques de ces recherches actuelles, dont certaines font l’objet de controverses.
- Archive avril 2024 | AssoSciences
Usages numériques Hordes numériques Vies numériques : quels risques pour la démocratie Séraphin Alava Professeur émérite en Sciences de l'éducation U.TOULOUSE II Président « Les Militants des Savoirs » - Knowledge Activists NGO Expert auprès du Comité économique et social européen (CESE) Expert auprès de l'Unesco sur les radicalisations violentes numériques Membre du conseil départemental de la laïcité 31 Chef de file de 6 projets ERASMUS+, H2020, DJ Justice, ISF POLICE Expert institut des hautes études en Education et Formation. Conférence AssoSciences jeudi 18 avril 2024 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Dans sa conférence intitulée « Usages numériques-Hordes numériques-Vies numériques », le professeur émérite Séraphin Alava, sociologue reconnu de l’éducation et du cyberespace, propose une exploration approfondie de l’impact du numérique sur la société contemporaine. Fort de son expérience de dix ans dans le domaine, il aborde le concept de « cyborgisation » de la société, où chaque aspect de la vie humaine intègre désormais une dimension numérique. Le professeur Alava examine les multiples facettes de nos existences numériques, soulignant à la fois les contributions positives de ces technologies à la vie citoyenne, comme l’accès facilité à l’information et la création de communautés en ligne, et leurs risques potentiels, notamment la désinformation, la surveillance de masse et les atteintes à la vie privée, qui menacent les fondements mêmes de la démocratie. À travers une analyse des tendances actuelles, des études de cas et des données empiriques, Le professeur Alava met en lumière la complexité des interactions entre les individus et les technologies numériques. Il invite à une réflexion critique sur les enjeux d’une citoyenneté numérique éclairée, plaidant pour une meilleure éducation au numérique et pour des politiques publiques qui favorisent l’inclusion, la sécurité et le respect de la vie privée en ligne. Cette conférence, qui combine théorie sociologique et observations concrètes, vise à équiper les participants des outils nécessaires pour naviguer et participer de manière responsable dans cet écosystème numérique omniprésent, en soulignant l’importance de développer une compréhension nuancée des technologies numériques et de leur impact sur la société.
