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  • Archive juin 2025 | AssoSciences

    IMPORTANT ! Annulation de la conférence du Professeur Dominique Barbolosi La Nouvelle ère de la Médecine numérique (salles municipales non disponibles fin juin et début juillet) report à une date ultérieure l'année prochaine selon disponibilité …à suivre… La Nouvelle ère de la Médecine numérique Professeur Dominique Barbolosi Inria – Inserm team COMPO COMPutational pharmacology and clinical Oncology Centre Inria Sophia Antipolis – Méditerranée Centre de Recherches en Cancérologie de Marseille Inserm U1068, CNRS UMR7258, Institut Paoli-Calmettes Pharmacy faculty, Aix-Marseille University Conférence AssoSciences juin 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Au fil du temps la biologie, puis la physique, sont devenus les piliers de la médecine moderne. Aujourd'hui à leur tour les mathématiques sont en train de devenir le troisième pilier, complémentaire aux 2 autres, afin de relever les nouveaux défis dans la guerre contre les maladies, notamment contre le cancer. Nous donnerons plusieurs exemples illustrant comment la modélisation numérique vient en renfort de la biologie et de la physique afin de fournir aux médecins des outils puissants à la fois pour mieux prévenir, mieux diagnostiquer, et mieux traiter.

  • Présentation et historique | AssoSciences

    AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle a été inspirée de l'Université de Tous Les Savoirs à Paris et avait pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible dans leur champ. AssoSciences Midi-Pyrénées des conférences scientifiques et techniques pour la ville le département et la région Paul Costa Président d'honneur Fondateur d'AssoSciences AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle a été inspirée de l’Université de Tous Les Savoirs à Paris et avait pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible dans leur champ. Pour la constituer, les sociétés savantes scientifiques et techniques de la Région ont été sollicitées. Certaines vivaient leur vie à l’écart des autres. L’idée de les rapprocher a été très bien accueillie par la plupart d’entre elles. Certes, des conférences scientifiques et techniques existaient déjà : l’Université Paul Sabatier, par exemple, en tient sur son campus de Rangueil. Les organisations liées à l’aéronautique, telle que l’Académie de l’Air et de l’Espace et AAAF. Il faut aussi citer deux organismes qui rassemblent l’essentiel des financements de la Ville et de la Région : la mission Agrobiosciences, liée à l’INRA, à l’extérieur de la Ville, tout comme le Centre Régional de la Culture Scientifique et Technique, « Sciences et Animation », qui organise sur le centre international de conférences de Météo-France des cycles de conférences-débats, « les découvrades ». Néanmoins, il n’y avait pas, à part le GREP (Groupe de Recherche pour l’Éducation et la Prospective), groupement plutôt branché sur les débats de Sciences Sociales et Économiques, un « lieu » emblématique, qui offrit régulièrement, dans le centre de la ville, des programmes de connaissances scientifiques et techniques sur des enjeux de recherche et de développement. Depuis sa création, plus d’une centaine de conférences se sont tenues, avec des thématiques récurrentes (l’énergie, la génétique, les nanosciences, par exemple), ou des problématiques spécifiques. Chaque conférence est suivie de débats, entre l’orateur et le public. Entre 50 et 150 personnes sont régulièrement présentes, avec un noyau de fidèles, et des publics variables en nature, du lycéen de terminale ou de prépa scientifique et de l’étudiant en droit ou en IUFM en besoin de culture différente, au retraité souhaitant se tenir au courant, en passant par des personnes concernées par le champ traité. L’ensemble crée un fichier d’environ 500 personnes qui souhaitent être informées, fichier qui est progressivement abondé. Nous envisageons d’élargir nos portes à des villes voisines grâce à la diffusion en direct et à la retransmission de conférences, avec le soutien du conseil régional. Des discussions sont déjà en cours avec Cahors et Saint-Gaudens, et d’autres villes sont également envisagées. Les Moyens L’association est en grande partie subventionnée par la Ville et marginalement par la Région. Depuis l’année dernière, des cotisations de 40 euros sont sollicitées de ceux qui souhaitent être membres de l’association, mais l’adhésion n’a pas un caractère obligatoire, l’accès étant libre et gratuit. Ces moyens ne couvrent que les frais de transport et d’hébergement des conférenciers non toulousains, en les limitant au maximum, et le tirage d’affiches et de tracts. Il est difficile de solliciter des mécènes qui, de fait seraient partie prenante dans les paroles ; et même s’ils ne l’étaient pas, les publics risqueraient de l’interpréter ainsi. Certains sujets — heureusement très peu — sont difficiles à gérer, le défaut de tolérance de quelques auditeurs fait malheureusement qu’ils réagissent à l’étiquette du conférencier. Un problème a eu lieu lors de la conférence sur l’énergie nucléaire, donnée par l’un des principaux responsables des programmes nucléaires civils au CEA — quelques-uns, bien organisés, ont tenté de la saboter —, et nous aurions certainement eu le même problème avec les OGM si nous n’avions pas fait intervenir un conférencier qui se tient à distance des points de vue extrêmes. Soulignons que les savoirs scientifiques et techniques sont à la source de débats, de connaissances discutées, d’apprentissages et de contestations, mais qu’il est difficile de faire partager l’idée qu’ils sont une culture, au même titre que la littérature, la musique ou le théâtre. Alors que l’on considère que, dans ces domaines, il n’y a jamais en nombre et en diversité trop de manifestations culturelles dans une ville ou une région, on devient vite suspicieux sur des redondances possibles s’il s’agit de sciences et de techniques. Ceci a conduit AssoSciences à éviter des sujets qui pourraient être traités par ailleurs. Nous avons toutefois fait quelques exceptions pour quelques conférences, dont on savait qu’elles seraient passionnantes et instructives. De plus, les espaces et la structure retenus ne favorisent pas la continuation des conversations après une certaine heure. Les événements de réseautage qui suivent, pendant lesquels les discussions peuvent s’étirer, les connexions se renforcer ou de nouveaux liens se tisser, sont organisés indépendamment et dans un cadre confidentiel. Le choix de l’heure et du jour des conférences a donné lieu à quelques tâtonnements. Nous avons finalement décidé de les faire à 19h00, un compromis qui permet à la fois d’avoir des jeunes, des retraités et des actifs après leur journée de travail ; le mercredi a permis d’éviter d’autres séquences de conférences, mais nous passerons sans doute au jeudi qui paraît préférable. Il est certain que les réseaux des uns et des autres sont sollicités pour procéder au choix des sujets et des auteurs. Ils sont proposés par les membres du bureau, par des scientifiques locaux venant aux conférences. Celles-ci sont issues de l’actualité scientifique et technique, ou viennent de lectures ou d’autres voies : repérages à des colloques, par exemple. Dans l’ensemble l’idée partagée est bien du sujet utile présenté par un orateur à la parole efficace. Une part de subjectivité est évidente, mais apparemment, les choix et les évaluations sont assez consensuelles quant à la qualité. Aucune évaluation globale n’a encore eu lieu, mais les taux de fréquentation et les commentaires positifs, même informels, sont encourageants. L’information Lors de chaque rencontre, les participants peuvent, s’ils le désirent, noter leur adresse électronique ou, en l’absence de celle-ci, leur adresse postale sur un formulaire. Ces informations sont ensuite ajoutées à la liste des contacts existants. Ceci correspond à ce jour à un fichier d’environ 500 personnes. La Dépêche du Midi, le grand journal régional, relaie très efficacement l’information. Des affiches et des tracts sont déposés à pas mal d’endroits stratégiques, à chaque conférence, avec y compris des relais municipaux, la Mairie étant partie prenante. Le problème est parfois celui du renouvellement du public. Un nouveau thème ou un nouveau sujet exige que l’on avertisse d’autres personnes potentiellement intéressées. C’est assez difficile sans moyens spécifiques et, souvent, il nous revient un « c’est dommage, je ne l’ai pas su ». L’évaluation Si l’on se fonde sur le nombre de participants, il est certain que certaines annonces font mouche du fait de l’orateur et/ou du sujet. Si l’on se fonde sur les contributions au débat, certaines conférences, a priori plus confidentielles, ont connu de vifs échanges. La tâche consiste à déterminer un équilibre parfait entre différents aspects. Il faut éviter de simplifier excessivement les informations, ce qui pourrait entrer en concurrence avec d’autres sources d’information, telles que les journaux, tout en évitant de rendre le contenu trop spécialisé, ce qui risquerait de décourager l’audience. Il faut également trouver un juste milieu entre une couverture trop large, qui rendrait l’intervention trop vague, et une couverture trop détaillée, qui pourrait rendre le propos difficile à comprendre. La deuxième difficulté est dans la maîtrise pédagogique que tous les scientifiques (entre autres) n’ont pas forcément. La structuration d’un discours pour intéresser n’est pas forcément la structure pertinente de l’écriture d’un article pour des pairs. Mais souvent, ce sont les plus grands scientifiques qui maîtrisent le mieux la présentation de leur sujet à un public peu averti ! Par contre, il est clair que la conférence-débat a sûrement de beaux jours devant elle : elle représente sans doute « une sortie » comme un concert ou une pièce de théâtre, et, en cela, elle se rapproche de toutes les autres cultures. Elle est aussi pour les participants un lieu de fabrication de réseaux, d’amitiés, de statut partagé. Sans doute est-elle aussi une référence par rapport aux apprentissages traditionnels : certains y retrouvent « le cours » et ses discussions. Enfin, on peut penser que la distance entre conférencier et participant est une bonne distance : pas le rapport à la presse ou internet qui sont de fait déshumanisés, pas une familiarité totale qui peut parfois être un entre-soi plus qu’un lieu d’acquisition, d’interrogation ou de réflexion (voir certains « cafés »), mais la possibilité d’un échange avec un spécialiste, un expert. Tout cela à la condition expresse, bien sûr, que l’orateur ait été clairement identifié dans ses appartenances propres : chercheur au CNRS, responsable technique ou industriel, ou président de l’association « antiX », s’il y a lieu. Les défis se situent certainement à ces niveaux : mettre de l’avant des voix multiples, créer des points de repère durables, éviter l’apparence trompeuse des discours globaux, mais superficiels, tisser des liens de confiance durables, surmonter les obstacles logistiques et les limitations de ressources pour établir des réseaux, et s’assurer que les organisations, les enseignants, les chercheurs et les entrepreneurs diffusent des informations auprès de leur communauté et suscitent un intérêt pour les connaissances scientifiques et techniques. AssoSciences Midi-Pyrénées, des conférences... Les Annales des Mines mai 2007 d'après un texte de Paul Costa

  • Archive février 2025 | AssoSciences

    Le projet Gaia et ses derniers résultats Frédéric Pailler Ingénieur CNES AssoSciences les conférences mercredi 12 février 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Des collisions passées de notre galaxie aux orbites des astéroïdes en passant par des trous noirs intermédiaires, le destin des nuages de Magellan ou les exoplanètes, les données GAIA ont déjà révolutionné l’astronomie et la connaissance de notre univers proche. La conférence abordera les différents aspects de ce projet hors normes : — La mission : quels sont les objectifs de GAIA ? — Le satellite : où se trouve-t-il ? Quels sont les instruments à bord ? — Les traitements de données : pourquoi sont-ils si importants ? Quelles technologies sont utilisées ? Quel est le rôle du CNES ? — Les catalogues, production essentielle de GAIA : pourquoi plusieurs catalogues ? Que contiennent-ils ? — Les résultats scientifiques : quelques exemples concrets et visuels de découvertes faites grâce aux catalogues. Frédéric Pailler est ingénieur au CNES (Centre National d’Études Spatiales) à Toulouse depuis 2000. Il travaille actuellement au centre de traitement des données GAIA depuis 2016, où il est responsable des chaînes de traitement des paramètres astrophysiques. Il est également passionné d’astronomie depuis l’enfance et président du club de Quint-Fonsegrives.

  • Archive octobre 2024 | AssoSciences

    Les modèles embryonnaires comme nouveaux modèles d'étude en biologie : enjeux de gouvernance Emmanuelle Rial-Sebbag Emmanuelle Rial-Sebbag juriste est directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) au CERPOP (Centre d’épidémiologie et recherche en santé des populations) Université Toulouse III Paul Sabatier où elle dirige l’équipe BIOETHICS en bioéthique et droit de la santé Directrice de la Plateforme « Éthique et biosciences » de Genotoul Titulaire de la chaire UNESCO « Éthique, sciences et société » Elle est enseignante associée en droit de la santé et en bioéthique à la Faculté de médecine de Toulouse (Purpan) Conférence AssoSciences 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Les modèles embryonnaires, élaborés à partir de cellules souches ou de cellules reprogrammées et non issues de fusion de gamètes, émergent aujourd’hui en biologie comme de nouveaux modèles d’étude. Ces modèles obtenus in vitro permettent, notamment, de mener des recherches sur la « boite noire » du développement embryonnaire et pourraient à l’avenir connaître d’autres applications. Des sociétés savantes, l’Agence de la biomédecine, le Comité d’éthique de l’Inserm et même la Loi de bioéthique en ont souligné les bénéfices scientifiques toute en interrogeant tant les questions ontologiques de la nature de ces modèles que celles liées aux procédures d’encadrement et de contrôle de leurs usages. Parmi les enjeux soulevés par les embryoïdes sont évoqués : quel statut juridique leur donner ? pourrait-on, devrait-on leur conférer un statut moral ? En d’autres termes, l’ensemble des positions nationales et internationales vise à proposer « un mode d’emploi » de ces modèles expérimentaux visant à accompagner leur développement tout en posant les limites à leur utilisation dans un cadre respectueux des valeurs éthiques et des principes juridiques. Cette conférence vise à présenter ce cadre, dans sa diversité et sa complexité, et à discuter les questions restées en suspens. Emmanuelle Rial-Sebbag est impliquée dans plusieurs projets de recherche nationaux et internationaux. Menés dans une démarche interdisciplinaire conjuguant les sciences humaines et sociales et les sciences biomédicales, fondées sur une dimension bioéthique, ses projets concernent de nombreux sujets aux enjeux sociétaux considérables : les biobanques, les thérapies innovantes, la recherche biomédicale sur les humains, les tests génétiques et la production et l’usage des données de santé. Elle est responsable de plusieurs cours et conférences portant sur les aspects éthiques et juridiques de la recherche biomédicale et des droits des patient.e.s. Elle a notamment coordonné un projet européen relatif aux enjeux sociétaux soulevés par l’utilisation des cellules souches dans le contexte de la médecine régénératrice. Actuellement, Emmanuelle Rial-Sebbag travaille à Toulouse dans l’unité Épidémiologie et analyse de la santé publique : les risques, les maladies chroniques et les handicaps où elle est responsable de l’équipe de recherche pluridisciplinaire Trajectoires d’innovations en santé : enjeux bioéthiques et impact en santé publique. Elle est aussi co-responsable de la plateforme sociétale Éthique et biosciences qui s’attache à développer le dialogue entre différents publics sur les aspects éthiques, légaux et sociétaux associés à la génomique et aux biotechnologies. Elle travaille au développement de la gouvernance des innovations en santé. Ses travaux visent à déterminer le rôle et la place de la loi parmi les différentes normes (éthiques, professionnelles, etc.) encadrant les innovations biomédicales, et ce à l’échelle nationale, européenne et internationale.professionnelles, etc.) encadrant les innovations biomédicales, et ce à l’échelle nationale, européenne et internationale.

  • Archive décembre 2023 | AssoSciences

    Mieux vaut prévenir que guérir : les bénéfices des vaccins, de la variolisation aux vaccins à ARN Olivier Neyrolles directeur de recherche au CNRS directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale à Toulouse (UMR5089 |CNRS - UT3) médaille d’argent du CNRS en 2021 conférence jeudi 14 décembre 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rému sat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite « Il est temps de refermer le livre des maladies infectieuses et de déclarer la guerre aux pestes gagnée » Cette proclamation qu’aurait faite l’administrateur général de la santé publique des États-Unis, William Stewart, à la fin des années 1960 n’a jamais été authentifiée. Cependant, la croyance selon laquelle les maladies infectieuses avaient été vaincues était largement répandue dans les années 1960 et 1970, croyance due en particulier au succès de la vaccination, contre la variole en premier lieu, et contre bien d’autres maladies. La pandémie de SIDA au début des années 1980 a fait s’effondrer cette certitude, et les maladies infectieuses sont encore bien présentes aujourd’hui, comme en témoignent les pandémies de grippe ou de COVID-19, pour n’en citer que des plus récentes. Même des maladies anciennes, comme la tuberculose, font encore des ravages, avec plusieurs millions de décès chaque année dans le monde. Dans ce contexte, la recherche pour le développement de vaccins nouveaux, ou plus efficaces que les vaccins actuels, est un enjeu majeur de santé publique mondiale. Dans cette conférence, nous dresserons un portrait de l’histoire des vaccins et de l’impact extraordinaire qu’ils ont eu sur le contrôle des maladies infectieuses. Nous détaillerons les bases biologiques du développement des vaccins. Enfin, nous discuterons des enjeux, tant scientifiques que culturels et sociétaux, de la recherche contemporaine sur les vaccins.

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  • Archives AssoSciences | AssoSciences

    prochaine-conférence-1 AssoSciences des conférences scientifiques et techniques pour la ville, le département et la région AssoSciences, créée à Toulouse en 2003 et inspirée de l’Université de Tous Les Savoirs de Paris, a toujours su offrir à son public des analyses approfondies sur des questions scientifiques, sociales, techniques et culturelles contemporaines, en faisant appel aux meilleurs spécialistes de chaque domaine. Aujourd’hui, la science est confrontée à une critique irrationnelle et à une érosion de la confiance du public. Par essence universelle, elle nécessite un système de coopération, d’échanges et de liberté pour prospérer sans frontières ni censure. L’idéologie antiscientifique progresse de manière alarmante. Certains médias, abandonnant leur éthique de vérité, diffusent des informations fausses. La mise en place d’une censure sur certaines thématiques de recherche scientifique, jugées indésirables, aux États-Unis et dans d’autres pays, est inacceptable. Il est donc crucial que notre association poursuive sa mission de diffusion scientifique, en veillant à ce qu’elle reste plurielle et constitue un espace d’interrogations et d’échanges. Nous souhaitons diffuser le savoir à des non-spécialistes tout en le préservant comme objet de débat. Nous considérons qu’il est essentiel de saisir l’opportunité des conférences que nous organisons pour rappeler le fonctionnement même de la science fondamentale, qui doit être indépendante des intérêts économiques ou autres, et de toute recherche qui doit être menée librement avec intégrité. Nos actions récentes nous permettent d’entretenir un optimisme prudent. À la suite de la pandémie de COVID-19, le public a montré un regain d’intérêt pour les sciences. Nous sommes déterminés à mettre à profit cet élan pour promouvoir une compréhension approfondie des sciences et de leur importance dans notre société. Le taux d’occupation des salles de conférence a atteint son maximum cette année, témoignant de la forte demande pour les échanges en présentiel. La situation financière d’AssoSciences est préoccupante depuis plusieurs années. Nous bénéficions d’un tarif très avantageux pour la location de la salle du Sénéchal, grâce à la concession généreuse de la Ville de Toulouse et de Toulouse Métropole, à l’instar de toutes les associations toulousaines. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude pour ce soutien. Néanmoins, nous ne recevons plus de subventions municipales depuis plusieurs années (depuis le début de la pandémie) et subissons, comme d’autres associations, les conséquences des importantes réductions et arbitrages associatifs budgétaires actuels. Nous réitérons notre vif désir d’accueillir de nombreux nouveaux adhérents cette année. La cotisation annuelle est fixée à 25,00 € (déductibles des impôts à 66 %), avec un tarif réduit de 10,00 € pour les personnes sans emploi, les étudiants et les bénéficiaires du RSA. L’adhésion n’étant pas obligatoire, l’accès aux conférences reste libre et gratuit. Ces cotisations sont essentielles pour couvrir les frais de déplacement et d’hébergement des conférenciers extérieurs à Toulouse, les frais de communication (site web et hébergement, maintenance, équipements, etc.), l’hébergement des enregistrements vidéos, les logiciels et fournitures bureautiques et techniques, ainsi que les frais bancaires et d’assurance nécessaires au bon fonctionnement de l’association. Afin d’assurer la pérennité de nos activités, nous encourageons vivement nos adhérents à cotiser. Nous avons choisi de ne pas solliciter de mécènes afin de préserver l’indépendance de nos conférences. Cependant, il est désormais possible de soutenir AssoSciences par un don libre et déductible des impôts. Pour effectuer un don ou adhérer, veuillez vous rendre sur notre page HelloAsso assosciences-midi-pyrenes ou nous contacter par courriel à l’adresse jlmeb@assosciences.net pour toute question.

  • Archive octobre 2022 | AssoSciences

    Science ouverte : qu'est-ce que c'est et où en est-on ? Anne Cambon-Thomsen Directrice de recherche émérite au CNRS CERPOP (Centre d'épidémiologie et de recherche en santé des populations) UMR 1295 Inserm Université de Toulouse Université Toulouse III - Paul Sabatier Fondatrice de la plateforme sociétale genotoul Ambassadrice de l'Alliance pour les données de la recherche (RDA, Research data alliance) AssoSciences les conférences mercredi 19 octobre 2022 19h00 Sa lle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite On définit la science ouverte comme la diffusion sans entrave des résultats, des méthodes et des produits de la recherche scientifique, comme le rappelle le Ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation. La France a depuis 2018 un plan national pour sa mise en œuvre (1) et l’UNESCO a en 2021 publié une recommandation dans ce domaine (2). « La science ouverte s'appuie sur l'opportunité que représente la mutation numérique pour développer l'accès ouvert aux publications et aux données, aux codes sources et aux méthodes de la recherche… Elle construit un écosystème dans lequel la science est plus transparente, plus solidement étayée et reproductible, plus efficace et cumulative. Elle induit une démocratisation de l'accès aux savoirs, utile à l'enseignement, à la formation, à l'économie, aux politiques publiques, aux citoyens et à la société dans son ensemble. Elle constitue enfin un levier pour l'intégrité scientifique et favorise la confiance des citoyens dans la science. » (1). Des initiatives locales se développent en ce sens. C’est aussi une des priorités de la Commission européenne (3) et de larges consortia européens (4) et internationaux en font le cœur de leurs activités comme c’est par exemple le cas de l’Allliance pour les données de la recherche (5). C’est donc un domaine essentiel pour la diffusion des connaissances et des résultats de la recherche, non seulement entre scientifiques, mais aussi vis-à-vis du public, ce qui est au cœur des missions de notre association « AssoSciences ». Cette conférence présentera un historique des grandes étapes de la science ouverte, ses enjeux, ses écueils, ses différentes facettes et certains de ses outils, au travers d’exemples. Ref : Plan national pour la science ouverte, https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/le-plan-national-pour-la-science-ouverte-2021-2024-vers-une-generalisation-de-la-science-ouverte-en-48525 Recommandation de l’UNESCO sur une science ouverte, 2021 https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379949_fre https://research-and-innovation.ec.europa.eu/strategy/strategy-2020-2024/our-digital-future/open-science_en https://eosc.eu/ https://www.rd-alliance.org/

  • Archive septembre 2025 | AssoSciences

    La conférence a été avancée au mardi 23 septembre au lieu du mercredi 24 septembre. Merci de prendre note de ce changement dans vos calendriers. Nous avons hâte de vous accueillir à cette nouvelle date. Les Exoplanètes, d’autres mondes à explorer de loin Claire Moutou Chercheuse CNRS à l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP/OMP - CNRS, CNES, Université Toulouse III - Paul Sabatier) AssoSciences les conférences mardi 23 septembre 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Depuis 30 ans, les astronomes explorent avec leurs télescopes les mondes lointains, ces « exoplanètes » qui tournent autour d’autres soleils. Qu’en a-t-on appris ? Comment ces planètes se comparent-elles au système solaire ? Quelles nouvelles questions se posent les scientifiques et quelles sont les perspectives pour explorer la vie dans l’univers ? Claire Moutou est une astronome et astrophysicienne française, spécialiste de la détection et de la caractérisation des planètes extrasolaires (exoplanètes). Elle est à l’origine de la codécouverte de plusieurs d’entre elles. Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), elle est affectée au Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM - UMR7326 - CNRS-INSU / Université d’Aix-Marseille) et détachée au télescope Canada-France-Hawaï (TCFH). Depuis 2012, Claire Moutou est membre du comité d’organisation de la commission 30 « Vitesses radiales » de l’Union astronomique internationale (UAI). En 2014, l’Académie des sciences lui décerne le prix Ernest-Déchelle « pour ses travaux approfondis sur la détection et la caractérisation de nouvelles exoplanètes. En appliquant les méthodes des vitesses radiales et des transits, Claire Moutou a non seulement permis la détection de plusieurs dizaines de planètes, mais elle a également contribué à l’extension considérable des connaissances sur la population des systèmes planétaires, leur structure, leur âge et leur évolution, grâce à une analyse précise de l’ensemble des paramètres ». En 2021, elle est chercheuse à l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie à Toulouse.

  • Archive novembre 2023 | AssoSciences

    1919 Einstein Superstar Florian L a guens maître de conférences en histoire et philosophie des sciences à l’IPC-Facultés Libres (Paris) chargé d’enseignement à l’Université Paris Cité (M2 Histoire et Philosophie des sciences) conférence mardi 21 novembre 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rému sat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite 6 novembre 1919. Londres, Royal Society. Joseph Thomson, prix Nobel de physique, a une annonce à faire : le portrait de Newton qui trône au-dessus de son siège de président va être décroché. C’est une métaphore, bien sûr. Le portrait restera là où il est, au-dessus du siège du président de la Royal Society, l’une des plus prestigieuses sociétés savantes du monde. Newton en fut lui-même le président, d’ailleurs. Mais Newton est détrôné. Par Einstein. Deux équipes d’astronomes anglais ont confirmé par leurs mesures les prédictions établies par un savant Allemand. Nous sommes en 1919 et le premier anniversaire de l’Armistice sera célébré la semaine prochaine. Ce jeudi 6 novembre est historique. La théorie de Newton, la théorie que l’on considérait comme la plus fermement établie de l’histoire de l’humanité, vient d’être disqualifiée. Au cœur de cet épisode historique : le directeur de l’observatoire de Cambridge, Arthur S. Eddington. Il a presque trente-sept ans. Il est déjà l’un des plus célèbres astronomes de son temps, il sera le plus influent de l’entre-deux-guerres. Voici son histoire, ou plutôt l’histoire d’une éclipse. Celle du 29 mai 1919, au cours de laquelle il a effectué les mesures qui justifieront, quelques mois plus tard, l’annonce tonitruante du 6 novembre. On expliquera qu’il n’a encore jamais rencontré Einstein, même s’il est son représentant le plus éminent dans le monde anglophone. On montrera comment il a œuvré par ses livres, ses cours et ses conférences en faveur de la relativité générale. On découvrira comment il faillit ne jamais observer l’éclipse. On verra comment a été orchestrée la médiatisation de cet événement rare, pour finalement faire d’Einstein une « superstar ».

  • Archive novembre 2025 | AssoSciences

    SVOM un satellite Franco-Chinois à l'affût des sursauts gamma Jean-Luc Atteia astronome membre de l'équipe "Galaxies, Astrophysique des Hautes Energies et Cosmologie (GAHEC)" à l'Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie ( IRAP-OMP ) AssoSciences les conférences vendredi 14 novembre 2025 AssoSciences les conférences vendredi 14 novembre 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Le 22 juin 2024, la Chine lançait un satellite scientifique appelé SVOM, développé conjointement avec la France. Cet événement couronnait plus de 10 années de développement intense par plusieurs laboratoires dans les 2 pays. Depuis, le satellite fonctionne parfaitement dans l’espace et il nous alerte rapidement des phénomènes cosmiques violents qui se produisent dans l’univers, comme par exemple les mystérieux « sursauts gamma » produits par l’explosion d’une étoile en fin de vie qui donne naissance à un trou noir. Ayant travaillé depuis presque 20 ans sur ce projet, je présenterai les raisons qui nous ont poussés à construire cet observatoire spatial, en insistant sur les enjeux scientifiques associés à l’observation des sursauts gamma cosmiques. Le développement de la mission SVOM sera ensuite illustré par un certain nombre de photos qui montreront les principales phases du développement d’une mission spatiale scientifique. À l’issue d’une phase de validation en vol réussie, la mission est maintenant pleinement opérationnelle. Je terminerai donc mon exposé par la présentation de quelques résultats déjà obtenus par SVOM sur ces phénomènes mystérieux.

  • Archive mars 2025 | AssoSciences

    « Expériences de lumière » Renaud Mathevet Maître de conférences à l’Université Paul Sabatier recherches en optique quantique et son intérêt dans l’enseignement de la physique quantique AssoSciences les conférences mardi 18 mars 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Au moyen d’une douzaine d’expériences réalisées en direct devant le public nous aborderons l’histoire de nos conceptions de la lumière depuis Newton à la fin du XVIIe siècle jusqu’à l’avènement de la physique moderne il y a un peu plus de cent ans. Nous discuterons en particulier les approches corpusculaires et ondulatoires et montrerons comment certaines expériences dont ces modèles ne peuvent rendre compte ont conduit à la refonte de ces conceptions dans la mécanique quantique qui d’une certaine façon les unifie mais les dépasse largement. Enfin, nous présenterons une application très concrète de cette théorie qui défie notre intuition en expliquant le fonctionnement des lasers et des lampes à LEDS blanches qui ont aujourd’hui envahi notre quotidien. Renaud Mathevet fait des études supérieures avant d'entreprendre une thèse à Paris sur l’interférométrie atomique. Cela consiste à réaliser avec des atomes des interférences comme on le fait en optique, et dont il sera largement question dans l’exposé. Depuis une vingtaine d’années, il est Maître de conférences à l’Université Paul Sabatier où il a développé plusieurs expériences d’optique atomique, de métrologie optique et d’optique quantique. Du côté de ses enseignements, Il intervient surtout dans la préparation des étudiants et des enseignants aux concours de l’agrégation. Il a par ailleurs contribué à la mise au point d’une série d’expérience d’optique quantique à destination des étudiants de master. Ces expériences, telle la violation des inégalités de Bell popularisée par le récent prix Nobel d’Alain Aspect, visent à rendre plus concrètes les bases de la mécanique quantique.

  • Archive novembre 2022 | AssoSciences

    Big Bang L'Appel des origines Dominique Regueme avec la participation de Sylvie Vauclair AssoSciences les conférences projection/débat mercredi 16 novembre 2022 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse Beaucoup de mes souvenirs d’enfance sont liés à l’observation du Ciel : à l’époque, j’étais déjà émerveillé par ces astres lointains, tous ces mondes invisibles à l’œil nu, que je prenais plaisir à découvrir, avec une simple paire de jumelles ou un petit télescope. Je me rappelle aussi des séances de planétarium, juste à côté de chez moi : la science y était racontée comme au cinéma, comme dans un véritable film, avec une histoire qui me faisait rêver, m’emmenait à la découverte de mondes inconnus, éveillait l’imaginaire et suscitait ma curiosité. Bien sûr, avec le temps, mes balades sous les étoiles se sont un peu espacées : cela fait longtemps que je n’ai plus observé la Voie lactée ou les anneaux de Saturne, et, à vrai dire, je ne me souviens même plus où j’ai rangé ma lunette astronomique. Alors, le point de départ de ce documentaire, c’est peut-être simplement le désir de retomber en enfance, de recréer, le temps d’un film, ce spectacle étoilé, simple, mais majestueux qui m’a tant fait rêver lorsque j’étais petit. Mais au-delà du seul plaisir à observer le Ciel, je suis également séduit par les aspects plus philosophiques, qui ne tardent pas à apparaître, lorsqu’on s’intéresse à l’astronomie. Parmi mes lectures, j’ai souvent apprécié les ouvrages qui prolongent le contenu didactique, pour raconter l’univers en mêlant science, poésie, et parfois même un regard plus humain, intime, personnel. Car ce qui me passionne vraiment, au-delà de la compréhension des phénomènes physiques, c’est aussi ce que l’histoire de l’univers nous raconte sur nous-mêmes : sur l’apparition de la vie et de l’être humain, et sur notre place sur Terre, petite planète perdue dans l’immensité du monde. Ainsi, l’astronomie est, pour moi, intimement liée au thème des origines. Je me souviens très bien des beaux livres illustrés, que je feuilletais dans l’enfance : à l’époque, j’étais fasciné d’apprendre que la vie provenait des étoiles, ou que l’univers avait un passé, et qu’il avait tenu tout entier dans un espace minuscule, il y a des milliards d’années ! « Nous sommes des poussières d’étoiles » : cette belle expression, popularisée par Hubert Reeves, n’est pas simplement une métaphore poétique ; elle correspond à une réalité concrète, et résume même parfaitement le lien qui nous unit au cosmos. Ce sont ces questionnements, ce regard sur l’astronomie que je cherche à transmettre, à mon tour, à mes propres enfants, et qui servent également de fil conducteur à ce documentaire : ce film a donc été imaginé comme une quête des origines, racontant ce grand roman qu’est la naissance du monde, de la vie et de l’Homme. Mais ce qui m’a convaincu de raconter cette histoire, et ce qui la rend à mon sens d’autant plus intrigante, ce sont surtout les nombreux mystères, les zones d’ombres qui demeurent : ainsi, le scénario de nos origines n’est pas totalement écrit ; beaucoup d’étapes échappent encore à notre connaissance, à notre compréhension. Malgré ce qu’on imagine souvent, le big bang n’est pas une grande explosion lumineuse, ayant créé le monde de façon quasi miraculeuse ! Alors j’ai choisi d’intégrer dans le film ces éléments inconnus, en les utilisant comme moteurs de la narration : le big bang n’est donc pas un aboutissement, mais il fait naître au contraire de nouvelles interrogations scientifiques, et peut-être aussi plus personnelles ou philosophiques. Avec ce film, j’ai donc voulu proposer une grande histoire, qui nous emmène à travers le Ciel et l’espace, entre émerveillement et interrogations, entre sciences, philosophie et poésie. La promesse, c’est d’abord de raconter le récit de notre univers, tel que la science le comprend aujourd’hui : en évoquant, par exemple l’origine stellaire de nos atomes et de la matière, la formation des galaxies et des étoiles les plus anciennes, ou encore le rayonnement fossile, cette première lumière émise par l’univers, dans son passé lointain. Et au fil du voyage, en remontant ainsi sur 13,7 milliards d’années, jusqu’au mystérieux big bang, se pose alors en toile de fond une interrogation sur la notion même d’origine : que cherche-t-on réellement dans nos origines, pourquoi sommes-nous à ce point attirés par ce questionnement, et quel est le rôle de la science ; comment peut-elle répondre à ces interrogations ancestrales ? Finalement, l’histoire de l’univers, c’est un peu comme un road-movie : l’objectif importe peu ; ce qui compte réellement, ce sont surtout les aspects inattendus, les surprises qu’on découvre tout au long du voyage. J’espère donc que ce film parviendra à tenir cette promesse, et qu’il saura ainsi étonner, surprendre, questionner et émerveiller. Dominique Regueme

  • Archive avril 2025 | AssoSciences

    Jean Zay La République et la science Denis Guthleben Directeur délégué du Comité pour l'histoire du CNRS Rédacteur en chef d’Histoire de la recherche contemporaine AssoSciences les conférences mercredi 30 avril 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Grand réformateur de l’école et de la culture sous toutes ses formes — littérature, théâtre, musique, musées et cinéma (il est notamment à l’origine de la création du Festival de Cannes)—, Jean Zay (1904-1944) a conduit une action déterminante en faveur de l’organisation de la recherche scientifique en France. Lorsque Léon Blum décide de lui confier le portefeuille de l’Éducation nationale, à la suite de la victoire du Front populaire aux élections de 1936, il place sous sa responsabilité un sous-secrétariat d’État à la Recherche — une première dans notre pays  ! Avec la collaboration d’Irène Curie, l’une des premières femmes à siéger au gouvernement, puis surtout avec son successeur Jean Perrin, les initiatives se multiplient pendant trois ans : des moyens inédits sont attribués, des laboratoires de pointe sont inaugurés, des instances et organismes nouveaux, tel le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), voient le jour qui jettent les bases d’une politique scientifique et façonnent un paysage de la recherche, dont nous restons, aujourd’hui encore, les héritiers. Docteur en histoire de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur délégué du comité pour l’histoire du CNRS et rédacteur en chef de la revue Histoire de la recherche contemporaine, Denis Guthleben étudie l’histoire des politiques et des institutions scientifiques aux dix-neuvième et vingtième siècles Il a entre autres écrit L’Histoire du CNRS de 1939 à nos jours, Une ambition nationale pour la science (Armand Colin, 2013), La fabuleuse histoire des inventions (Dunod, 2018) et L’odyssée de la science (Dunod, 2023).

  • Archive janvier 2023 | AssoSciences

    Données Personnelles de Santé : du risque de prise en otage informatique à la mise en circulation des données pour la médecine de précision Pierre-Antoine Gourraud Professeur des Universités Praticien-Hospitalier of the School of Medicine of the Nantes University in France, formerly at UCSF AssoSciences les conférences jeudi 19 janvier 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse Les données de santé sont parmi les données personnelles les plus sensibles. Nos moyens techniques modernes démultiplient les possibilités d’échanges pour le soin et pour toute autre application qui nous permettent peut-être d’imaginer le futur de la médecine. Parallèlement, le déploiement des entrepôts de données de santé et celui de la plateforme française des données de santé, le « Health Data Hub », posent des questions inédites, notamment des questions de souveraineté opérationnelle et technologique. La possible création d’un espace européen des données de santé en posera d’autres. Ces données personnelles de santé sont souvent maladroitement assimilées à des biens matériels et leur valeur à celle de transactions de nature commerciale. Pourtant, les données de santé sont a minima le fruit d’une coproduction entre patients, soignants et « data scientists », il nous faut sans doute nous inspirer des objets culturels, en musique ou cinéma, pour mieux penser la création de valeur dans les données. Pierre-Antoine Gourraud est professeur des universités, praticien hospitalier de la faculté de médecine de l’Université de Nantes (France). C’est un ancien élève de l’école Normale Supérieure de Lyon (France) du département de biologie. Après un master de santé publique obtenu à l’Université-Paris XI en 2002, il a obtenu un doctorat en épidémiologie immunogénétique et en santé publique à l’Université de Toulouse-III en 2005. Il a séjourné à San Francisco de 2009 à 2016. Arrivé comme chercheur-postdoctorant du département de neurologie à l’université de Californie (UCSF, États-Unis), il le quitte en tant que professeur associé en 2018. Ses activités de recherche se positionnent au carrefour de l’immunologie, de la génétique et du traitement informatique des données de santé. En 2006, PA Gourraud a obtenu un diplôme de premier cycle en philosophie à l’Université catholique de Toulouse. Il a ensuite utilisé ses compétences pour contribuer à l’étude des questions de bioéthique en génétique. Il a été inspiré par deux de ses mentors, le docteur Anne Cambon-Thomsen, ancien membre du comité national de bioéthique français, et le professeur Stephen L. Hauser, membre de la commission présidentielle pour l’étude des questions de bioéthique aux États-Unis. En 2008, il a créé Methodomics, une société française dédiée aux analyses statistiques et au développement d’algorithmes en biologie. Proche du monde entrepreneurial, il accompagne depuis plusieurs entreprises en santé et biotechnologies en leur faisant profiter de son expertise. Depuis 2015, il dirige au sein du Centre de Recherche en Immunologie et Transplantation (CRTI) une équipe de recherche INSERM labellisée ATIP-Avenir dédiée à la composante génomique de l’auto-immunité et des transplantations, où une quinzaine de chercheurs développent des algorithmes d’analyses et d’aide à la décision. Depuis avril 2018, il dirige également un nouveau service hospitalier responsable des données générées par le soin au CHU de Nantes « La clinique des données » (2,6 millions de patients, 130 millions de données structurées, 30 millions de documents textuels), qui en assure l’exploitation dans des conditions de sécurité de transparence et de validité propices à la recherche. Il a participé à la rédaction de plus de 150 articles évalués par des pairs, en tant qu’auteur principal ou coauteur. Ces articles ont été cités plus de 8 800 fois et son indice h s’élève à 49.

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