
Résultats de recherche
50 résultats trouvés avec une recherche vide
- Prochaine Conférence | AssoSciences
Cancer, Allergies et Maladies Inflammatoires Chroniques : 30 ans de découvertes sur les vaisseaux HEV Jean-Philippe Girard Directeur de Recherche de Classe Exceptionnelle INSERM IPBS T-CNRS Université de Toulouse, Toulouse, France jeudi 18 juin 2026 AssoSciences les conférences 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Les vaisseaux HEV sont des vaisseaux sanguins particuliers qui jouent un rôle clé dans les défenses naturelles du corps humain, en permettent aux lymphocytes de patrouiller dans l’organisme à la recherche d’envahisseurs étrangers, comme des bactéries ou des virus. Nos travaux de longue haleine sur les vaisseaux HEV, ces 30 dernières années, nous ont amenés à faire plusieurs découvertes majeures, avec des répercussions importantes en santé humaine, dans le domaine de la cancérologie, de l’allergie et des maladies inflammatoires chroniques. Les vaisseaux sanguins jouent généralement un rôle néfaste dans le cancer, car ils apportent l’oxygène et la nourriture dont les cellules cancéreuses ont besoin pour se multiplier. Cependant, nous avons découvert il y a une quinzaine d’années que les vaisseaux sanguins de tumeurs ne sont pas tous les mêmes, et que des vaisseaux apparentés aux vaisseaux HEV sont fréquemment observés dans les tumeurs humaines. Contrairement aux autres vaisseaux sanguins, les vaisseaux HEV de tumeur peuvent être associés à un pronostic favorable, car ils participent à l’élimination de la tumeur. Récemment, nous avons montré que les vaisseaux HEV de tumeur jouent un rôle clé dans la réponse à l’immunothérapie, un traitement révolutionnaire du cancer, en permettant aux lymphocytes « tueurs » d’accéder aux tumeurs afin de détruire les cellules cancéreuses. De nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur la modulation des vaisseaux HEV pourraient avoir un impact majeur sur le devenir clinique des patients atteints de cancer. Il y a environ 25 ans, en étudiant les vaisseaux HEV, nous avons découvert une nouvelle protéine humaine, connue aujourd’hui sous le nom d’interleukine-33 (IL-33). Nous avons montré que l’IL-33 est produite en grande quantité par les vaisseaux HEV et les autres vaisseaux sanguins tout le long de l’arbre vasculaire chez l’être humain, ainsi que par les barrières épithéliales (peau, poumons, nez, etc.). Elle fonctionne comme un signal d’alarme libéré par les tissus endommagés afin d’alerter les globules blancs lors d’un traumatisme, d’une infection virale ou d’une exposition à des allergènes. L’IL-33 qui agit tout en amont de la cascade des réactions inflammatoires dans les poumons, constitue une cible thérapeutique d’intérêt majeur pour les maladies allergiques et les maladies inflammatoires chroniques, comme l’asthme sévère ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Des traitements à base d’anticorps bloquant l’IL-33 devraient bénéficier d’ici quelques mois aux patients souffrant de BPCO. Cette conférence permettra de rappeler que le temps de la recherche fondamentale est un temps long et d’illustrer comment une recherche fondamentale « libre », non programmée, peut conduire à des découvertes majeures et inattendues. En 2024, Jean-Philippe Girard recevait le Grand Prix Oberling-Haguenau Fondation ARC, qui récompense un travail remarquable réalisé dans le cadre d’un soutien de plusieurs années accordé par la Fondation ARC (Programmes Labellisés). Grâce à la dotation associée à ce prix, l’équipe toulousaine a pu finaliser les travaux publiés dans ce dernier article. AssoSciences les conférences AssoSciences organise des conférences pour rendre la science accessible à tous. Ces événements sont une excellente occasion d'en apprendre davantage sur des sujets contemporains. Détails de la conférence Date : jeudi 18 juin 2026 Heure : 19h00 Lieu : Salle du Sénéchal Adresse : 17 rue de Rémusat, 31000 Toulouse Entrée : Libre et gratuite
- Planning Conférences AssoSciences 25/26 | AssoSciences
AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle est inspirée de l'Université de Tous Les Savoirs à Paris et a pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible. AssoSciences les conférences Saison 2025/2026 Programmation 2025/2026 23 septembre 2025 Les e xoplanètes d’autres mondes à explorer de loin Claire Moutou IRAP-OMP 16 octobre 2025 Enseignements de l'accident de Columbia dans la gestion des programmes complexes Philippe Perrin Astronaute 14 novembre 2025 SVOM un satellite Franco-Chinois à l'affût des sursauts gamma Jean-Luc Atteia Astronome membre de l'équipe "Galaxies, Astrophysique des Hautes Energies et Cosmologie (GAHEC)" à l'Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie ( IRAP-OMP ) 18 décembre 2025 Physique quantique : l'histoire sans fin du contrôle David Guery-Odelin Quantum Engineering Group 22 janvier 2026 La guerre est-elle inscrite dans la nature humaine ? Christophe Darmangeat Anthropologue social (CNU section 20) Sciences économiques Enseignant-chercheur Maître de conférences, habilité à diriger des recherches Université Paris Cité (ex-Université de Paris, ex-ex-Diderot, ex-ex-ex-Paris 7) 18 février 2026 Plasticité neuronale : un mécanisme neurobiologique de la mémoire Lionel Dahan Ph.D. Maître de Conférences Université de Toulouse Centre de Recherche sur la Cognition Animale CNRS UMR 5169 13 mars 2026 Les symétries cachées de la musique : mathématiques et beauté Emmanuel Amiot Chercheur en mathématiques de la musique Membre de l'European Academy of Sciences and Arts 14 avril 2026 La responsabilité environnementale de la recherche : quels enjeux éthiques ? Magali Jacquier COMETS Comité d’Éthique du CNRS ingénieure de recherche au CNRS responsable scientifique de plateforme technologique ANEXPLO à l’IPBS (Institut de pharmacologie et de biologie structurale) à Toulouse chargée de mission auprès de l’Institut des Sciences Biologiques pour toutes les questions relatives à la recherche animale détachée au Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse membre du comité national de réflexion éthique sur l’expérimentation animale Membre du comité d’éthique en expérimentation animale C2EA N O I Membre de Ethical Advisory Board, projet européen PLAST-CELL 12 mai 2026 Covid long : pourquoi la reconnaissance de la maladie reste si difficile ? Regards croisés sur une controverse française Alfonsina Faya Robles Sociologue de la santé attachée à l'ISJPS (UMR 8103) et au CERPOP (UMR 1295) (CNRS, Paris 1 Panthéon Sorbonne) Alexandra Soulier Philosophe IHPST (CNRS, Paris 1 Panthéon Sorbonne) 18 juin 2026 Cancer, Allergies et Maladies Inflammatoires Chroniques : 30 ans de découvertes sur les vaisseaux HEV Jean-Philippe Girard Directeur de Recherche de Classe Exceptionnelle INSERM IPBS T -CNRS Université de Toulouse, Toulouse, Franc e
- Archive Planning Conférences 2023/24 | AssoSciences
AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle est inspirée de l'Université de Tous Les Savoirs à Paris et a pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible. Conférences AssoSciences Saison 2023/2024 Programmation 2023/2024 19 octobre 2023 L’I ntégrité scientifique : comment cette dimension est (re)devenue partie intégrante de la recherche et de la formation à la recherche aujourd’hui Anne Cambon-Thomsen Directrice de recherche émérite CNRS au CERPOP (Centre d'épidémiologie et de recherche en santé des populations) UMR 1295 Inserm Université de Toulouse Université Toulouse III - Paul Sabatier Ancienne référente à l’intégrité scientifique de l’Université Paul Sabatier Fondatrice de la plateforme Genotoul Societal Ambassadrice de l'Alliance pour les données de la recherche (RDA, Research data alliance) 21 novembre 2023 1919 Einstein Superstar Florian Laguens maître de conférences en histoire et philosophie des sciences à l’IPC-Facultés Libres (Paris) chargé d’enseignement à l’Université Paris Cité (M2 Histoire et Philosophie des sciences) 14 décembre 2023 Mieux vaut prévenir que guérir : les bénéfices des vaccins, de la variolisation aux vaccins à ARN Olivier Neyrolles directeur de recherche au CNRS directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale à Toulouse (UMR5089 |CNRS - UT3) médaille d’argent du CNRS en 2021 16 janvier 2024 IA générative et cerveau : points communs et différence Rufin VanRullen directeur de recherche CNRS en neurosciences et intelligence artificielle au Centre de recherche cerveau et cognition ( CerCo – CNRS, UT3) Institut Toulousain d'Intelligence Naturelle et Artificielle ANITI) 27 février 2024 JUICE Direction Jupiter et ses lunes glacées Nicolas André IRAP-OMP 21 mars 2024 Quand des pauvres petits poissons sont confrontés à l’IA, la réalité virtuelle, des robots et des drones ! Clément Sire Directeur de recherche au CNRS (section 02) Laboratoire de Physique Théorique Université de Toulouse Paul Sabatier, 31062 Toulouse, France 18 avril 2024 Usages numériques hordes numériques vies numériques : quels risques pour la démocratie Séraphin Alava Professeur émérite en Sciences de l'éducation U.TOULOUSE II Président « Les Militants des Savoirs » - Knowledge Activists NGO Expert auprès du Comité économique et social européen (CESE) Expert auprès de l'Unesco sur les radicalisations violentes numériques Membre du conseil départemental de la laïcité 31 Chef de file de 6 projets ERASMUS+, H2020, DJ Justice, ISF POLICE Expert institut des hautes études en Education et Formation 21 mai 2024 La Recherche participative : définitions et perspectives en santé des populations Julie Jesson Chargée de recherche UMR 1295 CERPOP-Centre d’Épidémiologie et de Recherche en santé des POPulations-Inserm 18 juin 2024 Océan et Hum anité focus sur la Méditerranée Catherine Jeandel LEGOS-OMP
- Archive Conférences AssoSciences 24/25 | AssoSciences
AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle est inspirée de l'Université de Tous Les Savoirs à Paris et a pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible. AssoSciences les conférences Saison 2024/2025 Programmation 2024/2025 9 octobre 2024 Les modèles embryonnaires comme nouveaux modèles d'étude en biologie : enjeux de gouvernance Emmanuelle Rial-Sebbag juriste est directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) au CERPOP (Centre d’épidémiologie et recherche en santé des populations) Université Toulouse III Paul Sabatier où elle dirige l’équipe BIOETHICS en bioéthique et droit de la santé Directrice de la Plateforme « Éthique et biosciences » de Genotoul Titulaire de la chaire UNESCO « Éthique, sciences et société » Elle est enseignante associée en droit de la santé et en bioéthique à la Faculté de médecine de Toulouse (Purpan) 19 novembre 2024 Pour un nouvel imaginaire de l’innovation à l’âge de l’anthropocène Pierre-Benoit Joly Directeur de recherche Président du centre INRAE Occitanie Toulouse 18 décembre 2024 Rencontres au pays des maths Agnès Rigny mathématicienne, auteure et psychopédagogue 23 janvier 2025 Une visite virtuelle de la grotte Chauvet Carole Fritz Directrice de recherche CNRS Directrice de la Grotte Chauvet-Pont d'Arc Maison des Sciences de l'Homme et de la Société de Toulouse CREAP - E. Cartailhac TRACES-Université Jean-Jaurès UMR 8220 LAMS Sorbonne Université 12 février 2025 Le projet Gaia et ses derniers résultats Frédéric Pailler Ingénieur CNES 18 mars 2025 Expériences de lumière Renaud Mathevet Maître de conférences à l’Université Paul Sabatier à Toulouse 30 avril 2025 Jean Zay la République et la science Denis Guthleben Directeur délégué du Comité pour l'histoire du CNRS 21 mai 2025 Sciences de l'Homme et Société L'Art-thérapie en questions ! Jean Luc Sudres Professeur de Psychologie (Psychopathologie Clinique) Psychologue Clinicien Centre d’Etudes et de Recherches en Psychopathologie et Psychologie de la Santé (CERPPS) IMPORTANT ! Annulation de la conférence du Professeur Dominique Barbolosi La Nouvelle ère de la Médecine numérique (salles municipales non disponibles fin juin et début juillet) report à une date ultérieure l'année prochaine selon disponibilité à suivre… La Nouvelle ère de la Médecine numérique Dominique Barbolosi professeur de mathématiques à l’université d’Aix-Marseille directeur de l’équipe SMARTc (Simulation Modelling and Adaptative Response to Therapeutic in cancer) faculté de médecine Marseille-Nord
- News (All) | AssoSciences
Infos 06/06/2020 Le télescope Spatial James Webb : une nouvelle fenêtre sur l'Univers Olivier Berné Conférence le 16 juin 2022 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse Read More Read More
- Archive avril 2026 | AssoSciences
La responsabilité environnementale de la recherche quels enjeux éthiques ? Magali Jacquier COMETS ingénieure de recherche au CNRS responsable scientifique de plateforme technologique ANEXPLO à l’IPBS (Institut de pharmacologie et de biologie structurale) à Toulouse chargée de mission auprès de l’Institut des Sciences Biologiques pour toutes les questions relatives à la recherche animale détachée au Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse membre du comité national de réflexion éthique sur l’expérimentation animale Membre du comité d’éthique en expérimentation animale C2EA N O I Membre de Ethical Advisory Board, projet européen PLAST-CELL mardi 14 avril 2026 AssoSciences les conférences 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Au sein du monde de la recherche, des interrogations profondes et des divergences sont présentes quant à l’impact environnemental de la recherche, sa responsabilité à l’égard des défis environnementaux, générant de nombreuses tensions quant aux directions à suivre. Faut-il s’interdire toute recherche qui peut avoir un impact environnemental négatif ? Faut-il que l’éthique de la recherche s’enrichisse désormais d’une éthique environnementale ? Ainsi, le COMETS, comité d’éthique du CNRS, propose des pistes de réflexion pour intégrer cet impact à l’éthique de la recherche, au même titre que le respect des personnes ou des animaux, avec un débat collectif dans la communauté scientifique et une approche proportionnée entre risques et bénéfices tant sur les sujets de recherche que sur les pratiques. Depuis son entrée au CNRS, ses missions de vétérinaire ont été menées dans différents laboratoires de biologie à Marseille et à Toulouse. De 2008 à 2018, elle a été nommée chargée de mission auprès de l’Institut des Sciences Biologiques pour toutes les questions relatives à la recherche animale et siège notamment au comité national de réflexion éthique sur l’expérimentation animale. Détachée au Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse en 2018 et 2019, elle a coordonné des événements de culture scientifique. Elle est actuellement responsable scientifique d’une plateforme de recherche à Toulouse.
- Archive mai 2026 | AssoSciences
Covid long : pourquoi la reconnaissance de la maladie reste si difficile ? Regards croisés sur une controverse française Alfonsina Faya Robles sociologue attachée à l'ISJPS (UMR 8103) et au CERPOP (UMR 1295) Alexandra Soulier philosophe IHPST (CNRS, Paris 1 Panthéon Sorbonne) mardi 12 mai 2026 AssoSciences les conférences 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Cette conférence propose d’analyser la reconnaissance encore fragile du Covid long en France à partir d’une enquête socio-anthropologique menée auprès de chercheurs, cliniciens, institutions, associations et patients. Le Covid long est devenu un enjeu de santé publique majeur, mais aussi le théâtre d’une controverse scientifique et institutionnelle qui complique la vie des patients, par une polarisation particulièrement forte entre une lecture biologique de la maladie et son interprétation comme trouble somatique fonctionnel. Cette opposition, largement médiatisée, a influencé les décisions institutionnelles, les pratiques cliniques et les revendications des associations de patients. L’absence de stratégie nationale cohérente a conduit à une organisation fragmentée de la prise en charge, renforçant les disparités territoriales et sociales d’accès aux soins. En retraçant les dynamiques scientifiques, politiques et médiatiques qui ont structuré cette controverse, la conférence interroge plus largement les tensions contemporaines de la démocratie sanitaire face à une pathologie encore en construction. Alfonsina Faya Robles sociologue, attachée à l'ISJPS (UMR 8103) et au CERPOP (UMR 1295) Sociologue de la santé, Alfonsina Faya Robles s'intéresse aux expériences de santé des personnes en situation de vulnérabilité sociale et aux dispositifs sociosanitaires qui leur sont destinés. En articulant santé publique, sciences sociales et bioéthique, elle interroge les rapports de domination qui façonnent ces expériences et qui participent à la construction des inégalités sociales de santé. Alexandra Soulier philosophe, IHPST (CNRS, Paris 1 Panthéon Sorbonne) Alexandra Soulier étudie la médecine à l’intersection de la philosophie des sciences et de la philosophie sociale, à l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques. Ses recherches portent sur les pratiques médicales – clinique, santé publique, sciences vétérinaires – sous l’angle de leur dimension sociale et des dynamiques de pouvoir qui les traversent.
- Archive avril 2023 | AssoSciences
prochaine-conférence-1 L'Intelligence collective des abeilles Docteur Aurore Avarguès-Weber Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CNRS, Université Toulouse 3) 118 Route de Narbonne 31062 Toulouse Cedex 9 Université Toulouse-III-Paul-Sabatier ( doctorat ) (jusqu'en 2010) Queen Mary University of London École normale supérieure Paris-Saclay Neurobiologiste , éthologue AssoSciences les conférences jeudi 13 avril 2023 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse Les abeilles sont des animaux fascinants. Elles sont connues pour leur intelligence collective : communication symbolique, organisation du travail, construction optimale… mais difficile d’imaginer que chaque ouvrière de la ruche soit elle-même douée d’une forme élaborée d’intelligence, et ce, malgré un cerveau minuscule et une durée de vie de quelques semaines uniquement. Or, les abeilles s’avèrent bel et bien capables non seulement d’apprendre, mais aussi de compter, de classer des objets, de reconnaître des visages humains, de juger de leurs propres capacités de réussite face à un exercice difficile ou encore d’éprouver une certaine forme d’émotion, entre autres exemples de découvertes récentes. Ces preuves de capacités de raisonnement remettent en cause le dogme du caractère inné et réflexe des comportements des insectes ainsi que le lien direct entre intelligence et taille du cerveau. Lors de cette conférence, je vous présenterai quelques-unes des capacités étonnantes de ces insectes pollinisateurs. Je décrirai également les méthodes d’études permettant d’entrevoir l’intelligence des abeilles. Finalement, je discuterai de l’impact scientifique, philosophique et écologique de ces découvertes. Aurore Avarguès-Weber, née en 1983 à Givry en Saône-et-Loire, est une chercheuse en neurosciences cognitives et éthologue française qui étudie le comportement des abeilles au Centre de recherche sur la cognition animale de Toulouse. Elle est lauréate d’un du prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science, ainsi que de la médaille de bronze du CNRS. Elle est originaire de Givry, en Saône-et-Loire, et effectue ses études secondaires à Chalon-sur-Saône. Elle intègre ensuite l’École normale supérieure de Cachan (Val-de-Marne). En 2010, elle soutient une thèse sur l’intelligence visuelle des abeilles sous la direction de Martin Giurfa (CRCA – Toulouse), intitulée « Cognition visuelle chez l’abeille Apis mellifera : catégorisation par extraction de configurations spatiales et de concepts relationnels ». Elle poursuit sa formation à la Queen Mary University à Londres (Royaume-Uni), où elle est boursière de la Fondation Fyssen, et à Gif-sur-Yvette sous la direction de Jean-Chrisophe Sandoz. Aurore Avarguès-Weber est biologiste au CNRS à l’Institut des sciences du cerveau, de la cognition et du comportement de Toulouse (ISC3T). Ses travaux de neurosciences cognitives portent sur l’intelligence des insectes sociaux principalement l’Abeille domestique, mais aussi les bourdons, les guêpes et les frelons. Ils se situent dans la continuité des découvertes de l’éthologue allemand Karl von Frisch du milieu du XXe siècle, précurseur de la compréhension du comportement des abeilles. Elle démontre avec ses collègues les capacités d’abstraction de ces animaux, notamment la catégorisation de leur environnement (un arbre, une fleur) et les relations des éléments entre eux (plus grand, au-dessus). Elle démontre également avec une équipe australienne que les abeilles sont capables de compter jusqu’à cinq, de faire des additions et des soustractions basiques et de comprendre le concept du zéro à l’instar des primates. En 2015, elle a reçu une bourse internationale du talent émergent, l’un des prix L’Oréal-UNESCO pour les femmes dans la science pour sa recherche sur les mécanismes cérébraux de l’intelligence visuelle des insectes sociaux. La bourse, d’un montant de 20 000 €, doit permettre l’acquisition d’un simulateur de vol pour les abeilles. Finalement, cette invention maison se transforme en un dispositif de simulation de marche. L’insecte évolue sur une boule en mousse de polystyrène qui roule sur un courant d’air dans un univers numérique. Il permet ainsi de mesurer les mécanismes cognitifs du cerveau de l’abeille lors de ses prises de décision. En 2019, elle est lauréate de la médaille de bronze du CNRS.
- Archive juin 2025 | AssoSciences
IMPORTANT ! Annulation de la conférence du Professeur Dominique Barbolosi La Nouvelle ère de la Médecine numérique (salles municipales non disponibles fin juin et début juillet) report à une date ultérieure l'année prochaine selon disponibilité …à suivre… La Nouvelle ère de la Médecine numérique Professeur Dominique Barbolosi Inria – Inserm team COMPO COMPutational pharmacology and clinical Oncology Centre Inria Sophia Antipolis – Méditerranée Centre de Recherches en Cancérologie de Marseille Inserm U1068, CNRS UMR7258, Institut Paoli-Calmettes Pharmacy faculty, Aix-Marseille University Conférence AssoSciences juin 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Au fil du temps la biologie, puis la physique, sont devenus les piliers de la médecine moderne. Aujourd'hui à leur tour les mathématiques sont en train de devenir le troisième pilier, complémentaire aux 2 autres, afin de relever les nouveaux défis dans la guerre contre les maladies, notamment contre le cancer. Nous donnerons plusieurs exemples illustrant comment la modélisation numérique vient en renfort de la biologie et de la physique afin de fournir aux médecins des outils puissants à la fois pour mieux prévenir, mieux diagnostiquer, et mieux traiter.
- Présentation et historique | AssoSciences
AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle a été inspirée de l'Université de Tous Les Savoirs à Paris et avait pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible dans leur champ. AssoSciences Midi-Pyrénées des conférences scientifiques et techniques pour la ville le département et la région Paul Costa Président d'honneur Fondateur d'AssoSciences AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle a été inspirée de l’Université de Tous Les Savoirs à Paris et avait pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible dans leur champ. Pour la constituer, les sociétés savantes scientifiques et techniques de la Région ont été sollicitées. Certaines vivaient leur vie à l’écart des autres. L’idée de les rapprocher a été très bien accueillie par la plupart d’entre elles. Certes, des conférences scientifiques et techniques existaient déjà : l’Université Paul Sabatier, par exemple, en tient sur son campus de Rangueil. Les organisations liées à l’aéronautique, telle que l’Académie de l’Air et de l’Espace et AAAF. Il faut aussi citer deux organismes qui rassemblent l’essentiel des financements de la Ville et de la Région : la mission Agrobiosciences, liée à l’INRA, à l’extérieur de la Ville, tout comme le Centre Régional de la Culture Scientifique et Technique, « Sciences et Animation », qui organise sur le centre international de conférences de Météo-France des cycles de conférences-débats, « les découvrades ». Néanmoins, il n’y avait pas, à part le GREP (Groupe de Recherche pour l’Éducation et la Prospective), groupement plutôt branché sur les débats de Sciences Sociales et Économiques, un « lieu » emblématique, qui offrit régulièrement, dans le centre de la ville, des programmes de connaissances scientifiques et techniques sur des enjeux de recherche et de développement. Depuis sa création, plus d’une centaine de conférences se sont tenues, avec des thématiques récurrentes (l’énergie, la génétique, les nanosciences, par exemple), ou des problématiques spécifiques. Chaque conférence est suivie de débats, entre l’orateur et le public. Entre 50 et 150 personnes sont régulièrement présentes, avec un noyau de fidèles, et des publics variables en nature, du lycéen de terminale ou de prépa scientifique et de l’étudiant en droit ou en IUFM en besoin de culture différente, au retraité souhaitant se tenir au courant, en passant par des personnes concernées par le champ traité. L’ensemble crée un fichier d’environ 500 personnes qui souhaitent être informées, fichier qui est progressivement abondé. Nous envisageons d’élargir nos portes à des villes voisines grâce à la diffusion en direct et à la retransmission de conférences, avec le soutien du conseil régional. Des discussions sont déjà en cours avec Cahors et Saint-Gaudens, et d’autres villes sont également envisagées. Les Moyens L’association est en grande partie subventionnée par la Ville et marginalement par la Région. Depuis l’année dernière, des cotisations de 40 euros sont sollicitées de ceux qui souhaitent être membres de l’association, mais l’adhésion n’a pas un caractère obligatoire, l’accès étant libre et gratuit. Ces moyens ne couvrent que les frais de transport et d’hébergement des conférenciers non toulousains, en les limitant au maximum, et le tirage d’affiches et de tracts. Il est difficile de solliciter des mécènes qui, de fait seraient partie prenante dans les paroles ; et même s’ils ne l’étaient pas, les publics risqueraient de l’interpréter ainsi. Certains sujets — heureusement très peu — sont difficiles à gérer, le défaut de tolérance de quelques auditeurs fait malheureusement qu’ils réagissent à l’étiquette du conférencier. Un problème a eu lieu lors de la conférence sur l’énergie nucléaire, donnée par l’un des principaux responsables des programmes nucléaires civils au CEA — quelques-uns, bien organisés, ont tenté de la saboter —, et nous aurions certainement eu le même problème avec les OGM si nous n’avions pas fait intervenir un conférencier qui se tient à distance des points de vue extrêmes. Soulignons que les savoirs scientifiques et techniques sont à la source de débats, de connaissances discutées, d’apprentissages et de contestations, mais qu’il est difficile de faire partager l’idée qu’ils sont une culture, au même titre que la littérature, la musique ou le théâtre. Alors que l’on considère que, dans ces domaines, il n’y a jamais en nombre et en diversité trop de manifestations culturelles dans une ville ou une région, on devient vite suspicieux sur des redondances possibles s’il s’agit de sciences et de techniques. Ceci a conduit AssoSciences à éviter des sujets qui pourraient être traités par ailleurs. Nous avons toutefois fait quelques exceptions pour quelques conférences, dont on savait qu’elles seraient passionnantes et instructives. De plus, les espaces et la structure retenus ne favorisent pas la continuation des conversations après une certaine heure. Les événements de réseautage qui suivent, pendant lesquels les discussions peuvent s’étirer, les connexions se renforcer ou de nouveaux liens se tisser, sont organisés indépendamment et dans un cadre confidentiel. Le choix de l’heure et du jour des conférences a donné lieu à quelques tâtonnements. Nous avons finalement décidé de les faire à 19h00, un compromis qui permet à la fois d’avoir des jeunes, des retraités et des actifs après leur journée de travail ; le mercredi a permis d’éviter d’autres séquences de conférences, mais nous passerons sans doute au jeudi qui paraît préférable. Il est certain que les réseaux des uns et des autres sont sollicités pour procéder au choix des sujets et des auteurs. Ils sont proposés par les membres du bureau, par des scientifiques locaux venant aux conférences. Celles-ci sont issues de l’actualité scientifique et technique, ou viennent de lectures ou d’autres voies : repérages à des colloques, par exemple. Dans l’ensemble l’idée partagée est bien du sujet utile présenté par un orateur à la parole efficace. Une part de subjectivité est évidente, mais apparemment, les choix et les évaluations sont assez consensuelles quant à la qualité. Aucune évaluation globale n’a encore eu lieu, mais les taux de fréquentation et les commentaires positifs, même informels, sont encourageants. L’information Lors de chaque rencontre, les participants peuvent, s’ils le désirent, noter leur adresse électronique ou, en l’absence de celle-ci, leur adresse postale sur un formulaire. Ces informations sont ensuite ajoutées à la liste des contacts existants. Ceci correspond à ce jour à un fichier d’environ 500 personnes. La Dépêche du Midi, le grand journal régional, relaie très efficacement l’information. Des affiches et des tracts sont déposés à pas mal d’endroits stratégiques, à chaque conférence, avec y compris des relais municipaux, la Mairie étant partie prenante. Le problème est parfois celui du renouvellement du public. Un nouveau thème ou un nouveau sujet exige que l’on avertisse d’autres personnes potentiellement intéressées. C’est assez difficile sans moyens spécifiques et, souvent, il nous revient un « c’est dommage, je ne l’ai pas su ». L’évaluation Si l’on se fonde sur le nombre de participants, il est certain que certaines annonces font mouche du fait de l’orateur et/ou du sujet. Si l’on se fonde sur les contributions au débat, certaines conférences, a priori plus confidentielles, ont connu de vifs échanges. La tâche consiste à déterminer un équilibre parfait entre différents aspects. Il faut éviter de simplifier excessivement les informations, ce qui pourrait entrer en concurrence avec d’autres sources d’information, telles que les journaux, tout en évitant de rendre le contenu trop spécialisé, ce qui risquerait de décourager l’audience. Il faut également trouver un juste milieu entre une couverture trop large, qui rendrait l’intervention trop vague, et une couverture trop détaillée, qui pourrait rendre le propos difficile à comprendre. La deuxième difficulté est dans la maîtrise pédagogique que tous les scientifiques (entre autres) n’ont pas forcément. La structuration d’un discours pour intéresser n’est pas forcément la structure pertinente de l’écriture d’un article pour des pairs. Mais souvent, ce sont les plus grands scientifiques qui maîtrisent le mieux la présentation de leur sujet à un public peu averti ! Par contre, il est clair que la conférence-débat a sûrement de beaux jours devant elle : elle représente sans doute « une sortie » comme un concert ou une pièce de théâtre, et, en cela, elle se rapproche de toutes les autres cultures. Elle est aussi pour les participants un lieu de fabrication de réseaux, d’amitiés, de statut partagé. Sans doute est-elle aussi une référence par rapport aux apprentissages traditionnels : certains y retrouvent « le cours » et ses discussions. Enfin, on peut penser que la distance entre conférencier et participant est une bonne distance : pas le rapport à la presse ou internet qui sont de fait déshumanisés, pas une familiarité totale qui peut parfois être un entre-soi plus qu’un lieu d’acquisition, d’interrogation ou de réflexion (voir certains « cafés »), mais la possibilité d’un échange avec un spécialiste, un expert. Tout cela à la condition expresse, bien sûr, que l’orateur ait été clairement identifié dans ses appartenances propres : chercheur au CNRS, responsable technique ou industriel, ou président de l’association « antiX », s’il y a lieu. Les défis se situent certainement à ces niveaux : mettre de l’avant des voix multiples, créer des points de repère durables, éviter l’apparence trompeuse des discours globaux, mais superficiels, tisser des liens de confiance durables, surmonter les obstacles logistiques et les limitations de ressources pour établir des réseaux, et s’assurer que les organisations, les enseignants, les chercheurs et les entrepreneurs diffusent des informations auprès de leur communauté et suscitent un intérêt pour les connaissances scientifiques et techniques. AssoSciences Midi-Pyrénées, des conférences... Les Annales des Mines mai 2007 d'après un texte de Paul Costa
- Archive février 2025 | AssoSciences
Le projet Gaia et ses derniers résultats Frédéric Pailler Ingénieur CNES AssoSciences les conférences mercredi 12 février 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Des collisions passées de notre galaxie aux orbites des astéroïdes en passant par des trous noirs intermédiaires, le destin des nuages de Magellan ou les exoplanètes, les données GAIA ont déjà révolutionné l’astronomie et la connaissance de notre univers proche. La conférence abordera les différents aspects de ce projet hors normes : — La mission : quels sont les objectifs de GAIA ? — Le satellite : où se trouve-t-il ? Quels sont les instruments à bord ? — Les traitements de données : pourquoi sont-ils si importants ? Quelles technologies sont utilisées ? Quel est le rôle du CNES ? — Les catalogues, production essentielle de GAIA : pourquoi plusieurs catalogues ? Que contiennent-ils ? — Les résultats scientifiques : quelques exemples concrets et visuels de découvertes faites grâce aux catalogues. Frédéric Pailler est ingénieur au CNES (Centre National d’Études Spatiales) à Toulouse depuis 2000. Il travaille actuellement au centre de traitement des données GAIA depuis 2016, où il est responsable des chaînes de traitement des paramètres astrophysiques. Il est également passionné d’astronomie depuis l’enfance et président du club de Quint-Fonsegrives.
- Archive octobre 2024 | AssoSciences
Les modèles embryonnaires comme nouveaux modèles d'étude en biologie : enjeux de gouvernance Emmanuelle Rial-Sebbag Emmanuelle Rial-Sebbag juriste est directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) au CERPOP (Centre d’épidémiologie et recherche en santé des populations) Université Toulouse III Paul Sabatier où elle dirige l’équipe BIOETHICS en bioéthique et droit de la santé Directrice de la Plateforme « Éthique et biosciences » de Genotoul Titulaire de la chaire UNESCO « Éthique, sciences et société » Elle est enseignante associée en droit de la santé et en bioéthique à la Faculté de médecine de Toulouse (Purpan) Conférence AssoSciences 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Les modèles embryonnaires, élaborés à partir de cellules souches ou de cellules reprogrammées et non issues de fusion de gamètes, émergent aujourd’hui en biologie comme de nouveaux modèles d’étude. Ces modèles obtenus in vitro permettent, notamment, de mener des recherches sur la « boite noire » du développement embryonnaire et pourraient à l’avenir connaître d’autres applications. Des sociétés savantes, l’Agence de la biomédecine, le Comité d’éthique de l’Inserm et même la Loi de bioéthique en ont souligné les bénéfices scientifiques toute en interrogeant tant les questions ontologiques de la nature de ces modèles que celles liées aux procédures d’encadrement et de contrôle de leurs usages. Parmi les enjeux soulevés par les embryoïdes sont évoqués : quel statut juridique leur donner ? pourrait-on, devrait-on leur conférer un statut moral ? En d’autres termes, l’ensemble des positions nationales et internationales vise à proposer « un mode d’emploi » de ces modèles expérimentaux visant à accompagner leur développement tout en posant les limites à leur utilisation dans un cadre respectueux des valeurs éthiques et des principes juridiques. Cette conférence vise à présenter ce cadre, dans sa diversité et sa complexité, et à discuter les questions restées en suspens. Emmanuelle Rial-Sebbag est impliquée dans plusieurs projets de recherche nationaux et internationaux. Menés dans une démarche interdisciplinaire conjuguant les sciences humaines et sociales et les sciences biomédicales, fondées sur une dimension bioéthique, ses projets concernent de nombreux sujets aux enjeux sociétaux considérables : les biobanques, les thérapies innovantes, la recherche biomédicale sur les humains, les tests génétiques et la production et l’usage des données de santé. Elle est responsable de plusieurs cours et conférences portant sur les aspects éthiques et juridiques de la recherche biomédicale et des droits des patient.e.s. Elle a notamment coordonné un projet européen relatif aux enjeux sociétaux soulevés par l’utilisation des cellules souches dans le contexte de la médecine régénératrice. Actuellement, Emmanuelle Rial-Sebbag travaille à Toulouse dans l’unité Épidémiologie et analyse de la santé publique : les risques, les maladies chroniques et les handicaps où elle est responsable de l’équipe de recherche pluridisciplinaire Trajectoires d’innovations en santé : enjeux bioéthiques et impact en santé publique. Elle est aussi co-responsable de la plateforme sociétale Éthique et biosciences qui s’attache à développer le dialogue entre différents publics sur les aspects éthiques, légaux et sociétaux associés à la génomique et aux biotechnologies. Elle travaille au développement de la gouvernance des innovations en santé. Ses travaux visent à déterminer le rôle et la place de la loi parmi les différentes normes (éthiques, professionnelles, etc.) encadrant les innovations biomédicales, et ce à l’échelle nationale, européenne et internationale.professionnelles, etc.) encadrant les innovations biomédicales, et ce à l’échelle nationale, européenne et internationale.
- Copie de Présentation et historique | AssoSciences
AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle a été inspirée de l'Université de Tous Les Savoirs à Paris et avait pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible dans leur champ. AssoSciences Midi-Pyrénées des conférences scientifiques et techniques pour la ville, le département et la région Paul Costa Président d'Honneur Fondateur d'AssoSciences AssoSciences Midi-Pyrénées est une association née à Toulouse en 2003. Elle a été inspirée de l'Université de Tous Les Savoirs à Paris et avait pour objet de proposer des mises au point sur des questionnements scientifiques et techniques contemporains, avec des acteurs de la meilleure qualité possible dans leur champ. Pour la constituer les sociétés savantes scientifiques et techniques de la Région ont été sollicitées. Certaines vivaient leur vie à l'écart des autres ; agir pour leur rapprochement fut accueilli très positivement par la plupart d'entre elles. Certes, des conférences scientifiques et techniques existaient déjà: l’Université Paul Sabatier par exemple, en tient sur son campus de Rangueil. Les associations de l'aéronautique aussi – Académie de l’Air et de l’Espace, AAAF. Il faut aussi citer deux organismes qui rassemblent l'essentiel des financements de la Ville et de la Région : la mission Agrobiosciences, liée à l’INRA, à l’extérieur de la Ville, tout comme le Centre Régional de la Culture Scientifique et Technique, "Sciences et Animation", qui organise sur le centre international de conférences de Météo-France des cycles de conférences-débats, « les découvrades ». Néanmoins il n'y avait pas, à part le GREP (Groupe de Recherche pour l’Éducation et la Prospective), groupement plutôt branché sur les débats de Sciences Sociales et Économiques, un "lieu" emblématique, qui offrît régulièrement, dans le centre de la ville, des programmes de connaissances scientifiques et techniques sur des enjeux de recherche et de développement. Depuis sa création plus d'une centaine de conférences se sont tenues, avec des thématiques récurrentes (l'énergie, la génétique, les nanosciences par exemple), ou des problématiques spécifiques. Chaque conférence est suivie de débats, entre l'orateur et le public. Entre 50 et 150 personnes sont régulièrement présentes, avec un noyau de fidèles, et des publics variables en nature, du lycéen de terminale ou de prépa scientifique et de l'étudiant en droit ou en IUFM en besoin de culture différente, au retraité souhaitant se tenir au courant, en passant par des personnes concernées par le champ traité. L'ensemble crée un fichier d’environ 500 personnes qui souhaitent être informées, fichier qui est progressivement abondé. Des ouvertures plus larges sur des villes voisines (vidéo-transmission, répétition de conférences lorsque l’orateur est une personnalité locale), avec l’appui du Conseil Régional sont dès cette année envisagées ; des contacts ont déjà été pris avec Cahors et Saint-Gaudens et d’autres villes sont envisagées Les Moyens L'association est en grande partie subventionnée par la Ville et marginalement par la Région. Depuis l'année dernière des cotisations de 40 euros sont sollicitées de ceux qui souhaitent être membres de l’association, mais l’adhésion n’a pas un caractère obligatoire, l’accès étant libre et gratuit. Ces moyens ne couvrent que les frais de transport et d'hébergement des conférenciers non Toulousains, en les limitant au maximum, et le tirage d'affiches et de tracts. Il est difficile de solliciter des mécènes qui de fait seraient partie prenante dans les paroles ; et même s'ils ne l'étaient pas les publics risqueraient de l'interpréter ainsi. Certains sujet -heureusement très peu- sont difficiles à gérer, le défaut de tolérance de quelques auditeurs fait malheureusement qu’ils réagissent à l’étiquette du conférencier. Il y a eu un problème pour la conférence qui décrivait le futur de l’Énergie Nucléaire, donnée par l’un des principaux responsables des programmes nucléaires civils au CEA -quelques uns, bien organisés, ont voulu la saboter-, et nous aurions certainement eu le même problème pour les OGM si nous ne nous étions pas adressé à un conférencier qui se tint à distance des points de vue extrêmes. Soulignons que les savoirs scientifiques et techniques sont à la source de débats, de connaissances discutées, d’apprentissages et de contestations, mais qu’il est difficile de faire partager l'idée qu’ils sont une culture, au même titre que la littérature, la musique ou le théâtre. Alors que l’on considère que, dans ces domaines, il n'y a jamais en nombre et en diversité trop de manifestations culturelles dans une ville ou une région, on devient vite suspicieux sur des redondances possibles s'il s'agit de sciences et de techniques. Ceci a conduit AssoSciences à éviter des sujets qui pourraient être traités par ailleurs. Nous avons toutefois fait quelques exceptions pour quelques conférences, dont on savait qu’elles seraient passionnantes et instructives. De même les salles et l’organisation choisie ne permettent pas le prolongement des discussions au-delà de certaines heures, et les pots consécutifs, où les échanges peuvent se prolonger, les réseaux se retrouver ou se mettre en place sont gérés de façon séparée et privée. Le choix de l’heure et du jour des conférences a donné lieu à quelques tâtonnements. Nous avons finalement décidé de les faire à 91h00, un compromis qui permet à la fois d’avoir des jeunes, des retraités et des actifs après leur journée de travail ; le mercredi a permis d’éviter d’autres séquences de conférences, mais nous passerons sans doute au jeudi qui paraît préférable. Il est certain que les réseaux des uns et des autres sont sollicités pour procéder au choix des sujets et des auteurs. Ils sont proposés par les membres du bureau, par des scientifiques locaux venant aux conférences. Celles-ci sont issues de l'actualité scientifique et technique, ou viennent de lectures ou d'autres voies : repérages à des colloques par exemple. Dans l'ensemble l'idée partagée est bien du sujet utile présenté par un orateur à la parole efficace. Une part de subjectivité est évidente, mais apparemment les choix et les évaluations sont assez consensuels quant à la qualité. Il n'a pas été procédé à des évaluations systématiques, ce qu'il faudra faire, mais les présences et les retours, y compris spontanés, sont satisfaisants. L'information À chaque conférence les présents s'ils le souhaitent inscrivent leur adresse mail , ou, à défaut leur adresse postale sur un bloc, et sont donc additionnés aux correspondants déjà enregistrés. Ceci correspond à ce jour à un fichier d’environ 500 personnes. La Dépêche, le grand journal régional, relaie très efficacement l'information. Des affiches et des tracts sont déposés à pas mal d'endroits stratégiques, à chaque conférence, avec y compris des relais municipaux, la Mairie étant partie prenante. Le problème est parfois celui du renouvellement du public. Un nouveau thème ou un nouveau sujet exige que l’on avertisse d’autres personnes potentiellement intéressées. C’est assez difficile sans moyens spécifiques et souvent il nous revient un « c’est dommage, je ne l’ai pas su ». L'évaluation Si l’on se fonde sur le nombre de participants, il est certain que certains annonces font mouche du fait de l’orateur et/ou du sujet. Si l’on se fonde sur les contributions au débat, certaines conférences, a priori plus confidentielles, ont connu de vifs échanges. La difficulté en fait est dans la définition d’un bon niveau, un accès pas trop vulgarisateur pour ne pas être concurrent avec d'autres moyens d'information tels que la presse, pas trop spécialisé pour ne pas décourager ; pas trop large pour éviter que l'intervention ne soit pas assez cadrée, pas trop pointu pour que l'auditeur puisse contextualiser clairement le propos. La deuxième difficulté est dans la maîtrise pédagogique que tous les scientifiques (entre autres) n'ont pas forcément. La structuration d'un discours pour intéresser n'est pas forcément la structure pertinente de l'écriture d'un article pour des pairs. Mais souvent ce sont les plus grands scientifiques qui maîtrisent le mieux la présentation de leur sujet à un public peu averti ! Par contre il est clair que la conférence débat a sûrement de beaux jours devant elle: elle représente sans doute "une sortie" comme un concert ou une pièce de théâtre, et en cela elle se rapproche de toutes les autres cultures. Elle est aussi pour les participants un lieu de fabrication de réseaux, d'amitiés, de statut partagé. Sans doute est-elle aussi une référence par rapport aux apprentissages traditionnels: certains y retrouvent "le cours" et ses discussions. Enfin, on peut penser que la distance entre conférencier et participant est une bonne distance : pas le rapport à la presse ou internet qui sont de fait déshumanisés, pas une familiarité totale qui peut parfois être un entre-soi plus qu'un lieu d'acquisition, d'interrogation ou de réflexion (voir certains "cafés"), mais la possibilité d'un échange avec un spécialiste, un expert. Tout cela à la condition expresse bien sûr que l'orateur ait été identifié clairement dans ses appartenances propres : chercheur CNRS, responsable technique ou industriel, ou président de l'association "antiX" s'il y a lieu. Les défis se trouvent sûrement à ces niveaux : faire entendre des paroles plurielles, fabriquer des lieux de références, éviter l’illusionnisme des discours généraux, brillants mais de peu de substance, tisser des lieux de confiance pérennes., surmonter les problèmes de moyens et de disponibilité afin d’établir des maillages et faire en sorte qu’associations, enseignants, chercheurs, entrepreneurs répercutent les informations sur leurs communautés et stimulent l’intérêt pour les savoirs scientifiques et techniques.
- Archive novembre 2025 | AssoSciences
SVOM un satellite Franco-Chinois à l'affût des sursauts gamma Jean-Luc Atteia astronome membre de l'équipe "Galaxies, Astrophysique des Hautes Energies et Cosmologie (GAHEC)" à l'Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie ( IRAP-OMP ) AssoSciences les conférences vendredi 14 novembre 2025 AssoSciences les conférences vendredi 14 novembre 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée libre et gratuite Le 22 juin 2024, la Chine lançait un satellite scientifique appelé SVOM, développé conjointement avec la France. Cet événement couronnait plus de 10 années de développement intense par plusieurs laboratoires dans les 2 pays. Depuis, le satellite fonctionne parfaitement dans l’espace et il nous alerte rapidement des phénomènes cosmiques violents qui se produisent dans l’univers, comme par exemple les mystérieux « sursauts gamma » produits par l’explosion d’une étoile en fin de vie qui donne naissance à un trou noir. Ayant travaillé depuis presque 20 ans sur ce projet, je présenterai les raisons qui nous ont poussés à construire cet observatoire spatial, en insistant sur les enjeux scientifiques associés à l’observation des sursauts gamma cosmiques. Le développement de la mission SVOM sera ensuite illustré par un certain nombre de photos qui montreront les principales phases du développement d’une mission spatiale scientifique. À l’issue d’une phase de validation en vol réussie, la mission est maintenant pleinement opérationnelle. Je terminerai donc mon exposé par la présentation de quelques résultats déjà obtenus par SVOM sur ces phénomènes mystérieux.
- Archive mars 2025 | AssoSciences
« Expériences de lumière » Renaud Mathevet Maître de conférences à l’Université Paul Sabatier recherches en optique quantique et son intérêt dans l’enseignement de la physique quantique AssoSciences les conférences mardi 18 mars 2025 19h00 Salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat 31000 Toulouse entrée gratuite Au moyen d’une douzaine d’expériences réalisées en direct devant le public nous aborderons l’histoire de nos conceptions de la lumière depuis Newton à la fin du XVIIe siècle jusqu’à l’avènement de la physique moderne il y a un peu plus de cent ans. Nous discuterons en particulier les approches corpusculaires et ondulatoires et montrerons comment certaines expériences dont ces modèles ne peuvent rendre compte ont conduit à la refonte de ces conceptions dans la mécanique quantique qui d’une certaine façon les unifie mais les dépasse largement. Enfin, nous présenterons une application très concrète de cette théorie qui défie notre intuition en expliquant le fonctionnement des lasers et des lampes à LEDS blanches qui ont aujourd’hui envahi notre quotidien. Renaud Mathevet fait des études supérieures avant d'entreprendre une thèse à Paris sur l’interférométrie atomique. Cela consiste à réaliser avec des atomes des interférences comme on le fait en optique, et dont il sera largement question dans l’exposé. Depuis une vingtaine d’années, il est Maître de conférences à l’Université Paul Sabatier où il a développé plusieurs expériences d’optique atomique, de métrologie optique et d’optique quantique. Du côté de ses enseignements, Il intervient surtout dans la préparation des étudiants et des enseignants aux concours de l’agrégation. Il a par ailleurs contribué à la mise au point d’une série d’expérience d’optique quantique à destination des étudiants de master. Ces expériences, telle la violation des inégalités de Bell popularisée par le récent prix Nobel d’Alain Aspect, visent à rendre plus concrètes les bases de la mécanique quantique.
