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La Guerre est-elle inscrite dans la nature humaine ? par Christophe Darmangeat le 22 janvier 2026 à 19h00, salle du Sénéchal, Toulouse.

  • AssoSciences
  • 24 déc. 2025
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

La guerre est-elle

inscrite dans

la nature humaine ?

Christophe Darmangeat

Anthropologue social (CNU section 20)

Sciences économiques

Enseignant-chercheur

Maître de conférences, habilité à diriger des recherches

Université Paris Cité (ex-Université de Paris, ex-ex-Diderot, ex-ex-ex-Paris 7)


© DR
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Depuis des décennies, préhistoriens et anthropologues se divisent sur l’ancienneté de la guerre. Constitue-t-elle une innovation relativement récente, liée à la sédentarité et à l’accumulation de richesses ? Ou trouve-t-elle au contraire son origine dans les comportements les plus ancestraux de notre espèce ? Les données issues de l’archéologie, de la primatologie, mais aussi et surtout de l’ethnologie, permettent d’aborder cette enquête sous un angle nouveau. Elles montrent en particulier d’une part que tous les conflits collectifs ne sont pas des guerres, d’autre part qu’ils sont loin d’être systématiquement motivés par l’acquisition ou la défense de ressources. Et s’il est probable que les hostilités entre groupes humains sont fort anciennes, il n’en découle pas pour autant que la guerre serait inéluctable.


Casus belli La guerre avant l'État Christophe Darmangeat  Il est souvent admis que la guerre authentique ne naît véritablement qu'à l'âge du Bronze – cette période étant supposée marquer l'apparition de combattants professionnels et d'un armement spécifiquement homicide. À rebours, un vaste courant de pensée plaide pour une origine bien plus ancienne. Ses tenants, qui inscrivent la question dans le temps long de l'évolution de l'humanité, relient nos dispositions belliqueuses aux observations effectuées sur les autres primates, en particulier les chimpanzés. Au-delà de leurs divergences, ces approches s'accordent sur le fait que la guerre est intimement et nécessairement liée à l'appropriation de ressources. C'est cette idée, mais aussi l'assimilation de tout conflit collectif homicide à la guerre telle que nos sociétés étatiques la définissent que Christophe Darmangeat entend contester, sur la base de multiples données historiques et ethnographiques, dont celles portant sur des sociétés de chasse-cueillette mobile dénuées de toute inégalité de richesse. La plupart de ces affrontements sont menés pour d'autres motifs que l'appropriation de ressources territoriales, humaines ou matérielles, qu'il s'agisse entre autres de parvenir à un règlement judiciaire, de se venger ou d'acquérir des substances corporelles (têtes, dents ou scalps) réputées nécessaires à la vie. Dans une large perspective comparatiste, ce livre ambitionne de recenser les diverses formes – presque toutes oblitérées par l'État – de ces confrontations collectives, d'en proposer une typologie raisonnée, de les mettre en relation avec les structures sociales et de traiter de leur (in)visibilité archéologique, afin d'éclairer leurs logiques profondes.
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Christophe Darmangeat est anthropologue social, enseignant-chercheur à l’Université Paris Cité, commissaire scientifique de l’exposition Richesse et pouvoirs à la préhistoire, programmée en 2027 au Musée de l’Homme. Il a mené ses recherches sur des questions transversales, telles que les origines de la domination masculine ou celle des inégalités de richesse. Plus récemment, il a exploré la diversité des conflits collectifs dans les sociétés humaines dans son dernier ouvrage Casus belli. La guerre avant l’État (La Découverte, 2025).


AssoSciences

les conférences

jeudi 22 janvier 2026

19h00

17 rue de Rémusat

31000

Toulouse

entrée libre et gratuite

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